7.3.
La zoothérapie et les personnes
handicapées mentales …………………………………… p. 25→29
7.3.1. L’hippothérapie ou équithérapie ………………... p. 25 - 26
7.3.2. En
Argentine : Zoothérapie avec les chiens ……… p. 27→29
7.4.
La zoothérapie pour les personnes âgées ………………... p. 30 - 31
7.5.
La zoothérapie dans les hôpitaux ………………………….. p. 32 - 33
8. La Delphinothérapie ou thérapie assistée par les dauphins
p. 34→37
8.1. La thérapie assistée par l’animal (T.A.A.)
…………………p. 35
8.2. La thérapie des « activités assistées par l’animal (A.A.A)
p. 36 - 37
9. Témoignages intéressants sur la zoothérapie ………………..
p. 38 -39
10. Conclusion ………………………………………………………………. p. 40 – 41
Bibliographie ………………………………………………………………. p. 42 – 43
Annexes ……………….……………………………………………… p. 44→48

Les animaux domestiques font partie de notre vie quotidienne : si on n’en
possède pas
un soi-même,
il se trouve, bien souvent, un parent ou un ami qui en détient un.
Ces animaux sont présents dans l’art et la littérature. La publicité en fait
grand usage. Nous les voyons tous les jours à la télévision. Ils occupent
les conversations à tel point qu’il n’est pas exagéré de dire qu’ils ont un
rôle considérable dans notre société.
L’alliance fructueuse entre l’homme et l’animal a retenu l’attention des
professionnels de la santé et de l’éducation. Si bien que ces dernières
années, nous assistons à une progression sans précédent de la pratique de la
zoothérapie.
L'enthousiasme
actuel pour la zoothérapie trouve principalement son origine dans les travaux
de Boris Levinson.
À la
fin des années 50, ce psychologue américain fut le premier à décrire le rôle
de catalyseur social que peut jouer l'animal. Selon lui, les animaux sont
particulièrement utiles pour les personnes qui sont à des stades plus
vulnérables de la vie. Boris Levinson
a été un des premiers à intégrer l'animal dans des séances de thérapie et à se
servir de celui-ci comme outil thérapeutique complémentaire.
La présence d’animaux sur les lieux d’intervention, l’équithérapie, la
delphinothérapie voilà bien des sujets nouveaux qui méritent que je m’y
intéresse.
Je tenterai, au cours de ce dossier, de démontrer que la pratique de la
zoothérapie apporte à la personne handicapée tant physique que mentale ou
temporairement invalide, une aide précieuse dans la vie quotidienne, une
possibilité de dépasser son handicap ou, tout simplement, un réconfort moral.
Je tiens
également à préciser que suivant les études scientifiques que j’ai consultées,
l’acquisition d’un animal domestique ne profite pas uniquement aux personnes
handicapées ou aux personnes dans le besoin mais procure aussi des effets
positifs sur un être en pleine santé.
Il me paraît évident de dire que les effets positifs de la relation
homme/animal se réalisent pour autant que la possession d’animaux familiers se
fasse de façon responsable, et en tenant compte des exigences des animaux
eux-mêmes.
Je souhaite, également, souligner que ce travail se veut plutôt une
contribution à la compréhension de la zoothérapie qu’une analyse psychologique
proprement dite.

2. historique - definition
2.1. Un peu d’histoire
La relation homme/animal est inscrite dans l’histoire. Il y a maintenant plus
de dix mille ans que l’animal vit auprès de l’homme.
L’attrait et l’intérêt ancestraux de l’homme pour l’animal se constatent
encore aujourd’hui en visitant, par exemple, les grottes de Chauvet, dans
l’Ardèche (France) où des fresques laissées par l’homme préhistorique
représentent des fusions entre lui et l’animal.
Sur un site israélien vieux de 12.000 ans, des archéologues ont mis à jour,
une sépulture dans laquelle était enterré un enfant entourant de ses bras un
chiot.
Sur les restes archéologiques des portes de Pompéi
on peut également lire l’inscription « Cave canem » (« Attention au chien »)
ce qui semble prouver l’existence du chien de garde au 1er siècle
de notre ère. La poésie et la mythologie gréco-romaine regorgent
d’illustrations tendant à prouver l’existence du chien dans la vie quotidienne
humaine.
Plus particulièrement, la
relation entre le chien et l'homme
est une histoire vieille de plusieurs milliers d'années.
En Egypte, le
chien Anubis,
incarne le gardien des morts. En Grèce antique, Cerbère
garde scrupuleusement les portes de l'Enfer. Les Romains le traitent
comme un véritable animal de compagnie.
En Europe, le
chien est sacralisé ou persécuté, notamment au Moyen Age.
Du 15ème au 17ème siècle, posséder des animaux de
compagnie était considéré comme un culte païen et la personne en possession de
tels animaux était condamnée pour sorcellerie. Il faut attendre le 18ème
siècle et ses « Lumières » pour que l’animal de compagnie soit réhabilité.
A la Renaissance, grâce à la chasse à courre, très prisée par la noblesse, il
trouve peu à peu sa place et devient le compagnon idéal.
Au 19ème siècle, il devient « indispensable » pour la classe
bourgeoise, de s’afficher avec un animal domestique. Si dans un premier
temps, le chien avait un statut d’aide aux travaux de la ferme et de la
campagne, la révolution industrielle l’a modifié et actuellement, la plupart
de nos chiens ont acquis un statut de compagnon, voire de gardien.
De nombreux
chiens se sont illustrés par leur bravoure. Je retiendrai, Barry, le
Saint-Bernard suisse qui sauva, au XIXème siècle, plus de 40
personnes. Au XXème siècle, la chienne Laïka (1957) de la race du
même nom, est le premier être vivant à voyager dans l'espace, à bord de
l'engin spatial russe Spoutnik-2.
Dernière prouesse en date, Mike, aveugle, a été sauvé par son Labrador.
Coincé au 78ème étage de la tour nord du World Trade Center en feu
lors de l’attentat terroriste du 11 septembre 2001, Mike s’est laissé guider
par son fidèle compagnon dans les escaliers …
Au XXème
siècle, on remarque donc une évolution dans la relation homme/animal qui
apparaît comme le dit Ange CONDORET
comme le « substitut idéal de tout ce qui manque à l’homme adulte »
[protection, lien avec le passé, médiateur de contacts humains, facteur de
valorisation personnelle et support affectif].
Si on se
réfère à la littérature scientifique, ce serait Jingles, le chien de Boris
LEVINSON, Professeur de psychologie à Yeshiva University de New-York, qui
serait à l’origine de ce qui deviendra la « thérapie assistée par l’animal »
Natacha AYMON
raconte : « Le chien de Boris LEVINSON, présent un jour par mégarde dans le
cabinet de son maître alors que celui-ci recevait en consultation un enfant
autiste et ses parents, profita de cette aubaine et proposa au petit patient
de jouer avec lui, alors que les adultes parlaient entre eux. Une interaction
naquit doucement, à la stupéfaction de tous. A la fin de la séance, l’enfant
autiste parla pour la première fois, demandant de revenir voir le « Dr
Jingles », qui disait-il, était « vraiment un drôle de médecin ! »
Ainsi LEVINSON s’est-il penché sur l’étude de la « thérapie assistée par
l’animal », sans oser toutefois en parler à ses collègues … pendant une bonne
dizaine d’années.
Aujourd’hui commencent à s’ouvrir les institutions et les esprits, pour
laisser entrer un bout de nature avec quelques museaux un peu sales mais
pleins de chaleur, de simplicité et de générosité.
2.2. Qu’est-ce que la zoothérapie ?
Le mot « zoothérapie » provient du mot grec « zoo » qui signifie « animal » et
de thérapie qui vient du mot grec « therapeia », soin, cure.
Selon François BEIGER,
on peut définir la zoothérapie comme « étant une activité qui s’exerce sous
forme individuelle ou en groupe à l’aide d’un animal familier, sélectionné et
entraîné, introduit par un intervenant qualifié, en collaboration avec des
professionnels de la santé, dans l’environnement immédiat d’une personne chez
qui l’on cherche à susciter des réactions visant à améliorer son potentiel
cognitif,
physique,
psychosocial
ou affectif. »
La zoothérapie est donc utilisée comme un « auxiliaire » aux thérapies
conventionnelles. Le thérapeute utilise « l’animal » comme un « outil » à des
fins préventives,
thérapeutiques
ou récréatives.
Il est important de souligner que « la zoothérapie ne guérit pas », elle n’est
pas une médecine.

3. du lien « homme/animal » à la zoothérapie
Qui n’a jamais arrêté un passant pour parler et caresser son chien ? De nos
jours, les animaux
revêtent une grande importance dans la vie des gens. Les études s'accordent
pour dire que, toutes espèces confondues, plus de 50% de personnes possède un
animal à la maison. Pour beaucoup, l'animal de compagnie occupe un statut
particulier. En effet, la majorité des propriétaires d'un animal considère ce
dernier comme un membre de la famille.
C’est à partir de l’attrait que l’animal suscite et de sa capacité de stimuler
l’humain que les activités de zoothérapie s’élaborent.
Cependant, jusqu'à ce jour, les théories tentant d’expliquer le fonctionnement
de la relation homme/animal restent incomplètes.
On ne sait pas vraiment pourquoi
certaines personnes aiment et recherchent la présence des animaux alors que
d'autres sont indifférentes.
La
solidarité qui existe entre l’homme et l’animal pour effectuer certains
travaux, certaines tâches, date de l’antiquité et perdure encore de nos
jours. En voici quelques exemples :
▫
dans
les travaux des champs (le bœuf, le cheval, l’éléphant, le dromadaire, le
mulet) ;
▫ dans le transport des personnes ou
dans la migration des peuples (chameaux, rennes, éléphants, chiens de
traîneau) ;
▫ dans le transport de matériel lors
des migrations (rennes, chiens de traîneau, chameaux, ânes) ;
▫ dans la chasse (les chiens, les
chevaux, le faucon, le chien polaire) ;
▫
dans les secours (chiens d’avalanche, chiens de catastrophe) ;
▫ dans les services (chiens de
dépistage, chiens de drogue, recherche d’une personne perdue) ;
▫ dans l’assistance (les chiens
d’aveugle, les chiens pour personne handicapée physique, chiens pour mal
entendant).
3.1. Les bienfaits reconnus de la présence animale
Dans la vie de
tous les jours pour la santé humaine, (sur les plans physique, cognitif,
social et psychologique), les bienfaits de la présence animale ont ouvert
naturellement la voie à l’utilisation plus structurée de l’animal auprès de
gens aux prises avec des problèmes de toutes sortes.
Les scientifiques s’accordent à penser que le simple fait de posséder un
animal de compagnie a, en lui seul, une influence prophylactique sur l’homme.
Je citerai quelques exemples issus d’études réalisées par Garry L. JENNINGS,
scientifique australien :
- les
personnes qui possèdent un chien sont incitées à marcher à l’air frais, à
organiser leurs activités quotidiennes, et à se rapprocher de la nature mais
aussi à adopter un style de vie plus sain ;
- ceux qui
possèdent des animaux familiers courent moins de risques de maladies
cardio-vasculaires, la pression sanguine peut diminuer
et le cholestérol s’abaisser ;
-
l’animal de compagnie qui ne demande pas à être promené exerce aussi une
influence positive sur la santé psychique et physique de l’homme ;
-
8% des possesseurs de chiens et même 12% des propriétaires de chats, rendent
moins souvent visite à leur médecin que ceux qui ne possèdent pas d’animal
domestique ;
-
concernant les personnes atteintes psychiquement, les animaux familiers
exercent un effet de revalorisation de soi-même et facilitent les contacts
sociaux.
3.2. La zoothérapie : discipline multidisciplinaire
La zoothérapie englobe des domaines tels que :
-
la
psychologie ;
-
l’ergothérapie ;
-
l’orthophonie ;
-
la
psychomotricité ;
-
la
psychiatrie ;
-
la
kinésithérapie.
3.3. La zoothérapie
complément des thérapies traditionnelles
La zoothérapie peut, également, compléter les
interventions traditionnelles, tous âges confondus, dans une multitude de
domaines :
-
problèmes d’apprentissage ;
-
troubles de la personnalité ;
-
problèmes de comportement ;
-
déficits cognitifs, retards de développement ;
-
problèmes relationnels ;
-
solitude et dépression ;
-
problèmes d’attention et de concentration ;
-
déficience intellectuelle ;
-
isolement ;
-
manque de stimulation sensorielle et retrait ;
-
réadaptation physique,
-
délinquance,
-
faible estime de soi,
-
violence,
-
etc.

4. l’animal, un complément
d’intervention polyvalent
Peu importe la nature, la fréquence et la durée d’un programme d’activités de
zoothérapie, l’animal s’avère toujours un outil précieux. D’abord et avant
tout parce qu’il constitue un stimulus simple, connu de tous. Il n’exige
aucune compétence particulière de la part du malade et ne l’oblige à aucune
performance. Il peut servir de dérivatif à l’anxiété d’une personne face à
une autre non connue. En effet, les personnes accompagnées d’un animal sont
perçues comme plus amicales et plus accessibles que les autres.
Le contact avec l’animal est apaisant. Il est une source d’affection
inconditionnelle, sans égard au comportement ou à l’apparence physique des
personnes. Flatter un animal peut être réconfortant. Cela peut aider à
calmer une peine mais aussi à favoriser le jeu et les rires. Cet état ludique
apporte plaisir, spontanéité et changement de la réalité quotidienne des
personnes éprouvant des dysfonctionnements cognitifs, psychologiques ou
physiques.
L’animal peut tantôt agir comme source de stimulation, tantôt servir d’agent
de renforcement lors de l’accomplissement de certaines tâches, par exemple,
lors d’exercices de réadaptation physique. En plus d’améliorer la qualité de
vie générale des gens, le zoothérapeute pourra dans beaucoup de situations
élaborer des activités de zoothérapie de façon à augmenter le sens des
responsabilités. Des activités de brossage ou d’entretien pourront contribuer
à cette impression de se « sentir utile ».
Dans les établissements de santé, l’animal peut agir comme facilitateur
social, au sens où il favorise la conversation et les interactions entre les
résidants en procurant des sujets de conversation neutres et non menaçants.
Il favorise un contact chaleureux et augmente le nombre et la qualité des
interactions entre les résidants, leur famille et le personnel. De plus, il
contribue à une bonne relation entre le patient et le thérapeute.
Enfin, il faut retenir que le recours à l’animal dans un contexte
thérapeutique n’est pas souhaitable pour tous. On ne doit jamais forcer une
personne à interagir avec un animal si elle ne le désire pas. Il s’agit, ici,
de respecter le bien-être de toutes les parties.

5. la zoothérapie, une activité
qui se prepare
La
zoothérapie regroupe un grand nombre de programmes utilisés par un
professionnel que l’on appelle le zoothérapeute. Pour être un bon
zoothérapeute, il faut que celui-ci étudie les capacités de l'animal vis-à-vis
de l'être humain et qu’il soit le lien, le médiateur entre l’animal et le
patient.
Introduire un animal dans un hôpital, un centre d’hébergement, une
école, une maison de retraite, …, n’est pas comparable à l’adoption d’un
animal à la maison.
5.1.
La formation du zoothérapeute
Elle est
primordiale, tout un chacun ne peut s’investir de cette fonction. Celui-ci
sera appelé à intervenir auprès de patients souvent très malades ou lourdement
handicapés.
Des médecins psychologues ou psychiatres, entourés de kinésithérapeutes et
d’éducateurs constituent généralement l’équipe de zoothérapie. Mais,
actuellement, les conditions légales pour exercer la zoothérapie n’ont pas
encore été légiférées.
5.2. La faculté d’adaptation du thérapeute
Le thérapeute
devra s’adapter au fonctionnement et aux exigences de l’établissement auprès
duquel il travaillera. Pour que les conditions optimales soient réunies, il
est important que
le
personnel soignant soit sensibilisé à l’exercice de la zoothérapie. De plus,
le zoothérapeute devra connaître les membres du personnel qui sont mal à
l’aise en présence d’un animal et en tenir compte lors des activités. La
réussite d’un traitement de zoothérapie est subordonnée à un bon
travail
d’équipe.
5.3. Le thérapeute, sélectionneur et entraîneur de l’animal
Le thérapeute devra sélectionner et entraîner soigneusement son animal,
connaître au mieux son comportement. Il pourra ainsi utiliser, au mieux, les
capacités propres de l’animal.
Le
choix de l'espèce avec laquelle il estime atteindre le mieux les objectifs
constitue un préalable au démarrage d'un programme de zoothérapie. Il est
donc essentiel que le zoothérapeute ait une très bonne
connaissance
éthologique
des animaux.
5.4. Le thérapeute et l’évaluation de l’animal
Il devra également procéder à une évaluation soigneuse des animaux. En
zoothérapie, il ne faut jamais utiliser un animal dont on ne connaît pas
l'état et l'histoire de santé ou pour lequel on a des doutes quant à ses
aptitudes comportementales.
5.4.1. Au niveau du
comportement : il est important que l'animal montre un intérêt envers
les humains et qu'il soit obéissant.
L'animal choisi doit avoir un bon tempérament, c'est-à-dire qu'il doit être
enjoué, stable émotionnellement et non agressif.
5.4.2. Au niveau de la santé
de l’animal : il est indispensable que l’animal ait un carnet de santé
et soit suivi régulièrement par un vétérinaire. Ceci afin de réduire au
minimum les risques de transmission de maladie.
Un
programme de prévention comporte généralement les points suivants:
▫
visite initiale et bimensuelle chez le vétérinaire ;
▫
connaissance de la provenance de l'animal ;
6.1. Risques traumatiques
Les animaux domestiques peuvent mordre et griffer.
Ces morsures ou griffures peuvent être responsables de lésions traumatiques et
d’infections bactériennes
(Tableau 1 – ANNEXE 1 – page 44)
Il convient donc de nettoyer immédiatement la plaie avec de l’eau et de
désinfecter avec un antiseptique.
Comme je l’ai dit précédemment, en zoothérapie, il est impératif de faire une
bonne sélection des animaux avant de travailler avec eux.
Un des critères important est de choisir l’animal en fonction de son
tempérament calme, docile, se laissant manipuler.
Par exemple, le zoothérapeute qui travaille avec un chien, utilisera un
« adulte » qui aura moins tendance à tout mordiller ou lécher, à être attiré
par toutes sortes d’objets tels que les médicaments, les tubes ou les fils.
Le zoothérapeute devra, également, apprendre au patient les règles de base à
adopter envers l’animal comme ne pas le déranger quand il mange, dort, ne pas
lui tirer la queue, les oreilles,…
6.2. Risques allergiques
Certaines personnes peuvent être allergiques aux pellicules, aux poils, à la
salive, à l’urine ou aux autres secrétions animales.
Le chat, le cochon d’inde et le cheval sont des espèces animales très
allergènes.
Certains
chiens comme le Caniche, le Bellingon Terrier et les chats de race Rex perdent
moins de poils et sont donc conseillés aux personnes allergiques.
La réaction allergique peut aussi varier en fonction de la race de chien. Une
personne peut être allergique au Collie et non au Labrador.
Pour diminuer ce risque, le zoothérapeute utilisera du shampoing
anti-allergène 24 heures avant sa séance de travail.
Finalement dans le cas d’allergie, il faut mettre en rapport les bienfaits de
la zoothérapie avec les désagréments causés par l’allergie et éventuellement
renoncer au traitement thérapeutique.
6.3. Risques infectieux
Les animaux de compagnie peuvent transmettre des infections bactériennes,
parasitaires, fongiques ou virales aux humains (Tableau 1 –
ANNEXE 1 – page 44)
Les agents infectieux peuvent provenir des poils, des plumes, de la peau, de
la gueule, des matières fécales, de l’urine, des éternuements, …
Les voies d’entrée de ces infections chez l’homme se font principalement par
contact cutané, par ingestion ou par inhalation.
En
contact direct (caresse - se laisser lécher) l’humain peut développer :
wla
Teigne
wla
Gale
wla
Giardiose
En
contact indirect (selles infectées) l’humain peut développer :
wla
Salmonellose
wla
Campylobactériose
wla
Toxoplasmose
wla
Leptospirose
Certains agents infectieux (comme les œufs de certains parasites) doivent
être en milieu humide et oxygéné pour être nocifs ;
l’enlèvement des matières fécales, chaque jour, diminue le risque de
contamination.
D’autres agents infectieux ont besoins d’un vecteur pour être
transmissibles comme la borréliose de Lyme transmise par une tique.
Malgré le nombre important de zoonoses
existantes, le risque global de transmission de maladies infectieuses reste
minime.
(Tableau 2 – ANNEXE 2 – page 45)
Des mesures d’hygiène simples permettent de les éviter.
Il faut aussi préciser que certaines maladies de l’homme diminuent
son système immunitaire comme :
wle
diabète sucré
wl’immunodéficience
congénitale
wla
cirrhose du foie
wl’insuffisance
rénale chronique
wla
malnutrition
wla
transplantation d’organe ou de moelle osseuse
Voici plus particulièrement quelques maladies mondialement connues que
l’animal domestique peut contracter et transmettre à l’homme :
Le tétanos : maladie qui touche principalement les herbivores, mais là
où c’est dangereux c’est que tous les animaux peuvent être porteurs. Les
causes de transmission à l’homme sont par infections de plaies et par
injections. Elle fait partie des maladies
bactériennes.
La teigne : maladie très répandue, s’attaque surtout aux chats mais
aussi aux chiens, aux bovins, aux rongeurs,… Le risque de transmission est le
contact direct avec les bêtes ou les objets infectés. Cette affection fait
partie des maladies fongiques.
La pneumonie pneumocystique : elle est répandue dans le monde entier.
Elle s’attaque aux sujets atteints du SIDA. Les animaux qui peuvent la
contracter sont les chiens, les chats, les rongeurs et les bovins. Ils
peuvent attraper la maladie en sortant, en s’exposant à l’environnement.
C’est une maladie parasitaire.
6.4. Mesures préventives générales
Il convient de :