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Institut Saint-Aubain Namur |
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LESIRE Xavier |
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Année scolaire 2005 - 2006 |
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Année civile 2006 |

Remerciements ……………………………………………………. p. 3
1. Introduction ……………………………………………………………… p. 5
2. Histoire - Définition ……………………………………………………. p. 6→8
2.1. Un peu d’histoire …………………………………………… p.
6 - 7
2.2. Qu’est-ce que la zoothérapie ? …………………..…….
p. 8
3. Du lien « Homme/Animal » à la zoothérapie ……………….
p. 9
3.1. Les bienfaits reconnus de la présence animale ……...
p. 10
3.2. La zoothérapie : discipline multidisciplinaire
……… p. 11
3.3. La zoothérapie, complément
des thérapies traditionnelles ………………………… p. 11
4. L’Animal, un complément d’intervention polyvalent ………
p. 12
5. La zoothérapie, une activité qui se prépare ………………..
p. 13→14
5.1. La formation du zoothérapeute ………………………….
p. 13
5.2. La faculté d’adaptation du thérapeute ………………..
p. 13
5.3. Le thérapeute, sélectionneur et entraîneur de l’animal
p. 13
5.4.
Le thérapeute et l’évaluation de l’animal ……………….. p. 14
5.4.1. Au niveau du comportement ……………….. p. 14
5.4.2. Au niveau de la santé …………………………. p. 14
6. La zoothérapie et les risques pour la santé …………………………. p.
15→19
6.1. Risques traumatiques ……………………………………
p. 15
6.2. Risques allergiques ……………………………………………. p. 16
6.3. Risques infectieux ……………………………………………. p.
16→18
6.4. Mesures préventives générales ………………………….
p. 18
6.5. Mesures préventives pour les animaux …………………
p. 19
7.
La zoothérapie au service des personnes en difficultés ……… p. 20→33
7.1. La
zoothérapie et les personnes
physiquement handicapées …………………………. p. 20→22
7.2. La
zoothérapie et les personnes non voyantes ………. p. 23 - 24
7.3.
La zoothérapie et les personnes
handicapées mentales …………………………………… p. 25→29
7.3.1. L’hippothérapie ou équithérapie ………………... p. 25 - 26
7.3.2. En
Argentine : Zoothérapie avec les chiens ……… p. 27→29
7.4.
La zoothérapie pour les personnes âgées ………………... p. 30 - 31
7.5.
La zoothérapie dans les hôpitaux ………………………….. p. 32 - 33
8. La Delphinothérapie ou thérapie assistée par les dauphins
p. 34→37
8.1. La thérapie assistée par l’animal (T.A.A.)
…………………p. 35
8.2. La thérapie des « activités assistées par l’animal (A.A.A)
p. 36 - 37
9. Témoignages intéressants sur la zoothérapie ………………..
p. 38 -39
10. Conclusion ………………………………………………………………. p. 40 – 41
Bibliographie ………………………………………………………………. p. 42 – 43
Annexes ……………….……………………………………………… p. 44→48

Les animaux domestiques font partie de notre vie quotidienne : si on n’en
possède pas
un soi-même,
il se trouve, bien souvent, un parent ou un ami qui en détient un.
Ces animaux sont présents dans l’art et la littérature. La publicité en fait
grand usage. Nous les voyons tous les jours à la télévision. Ils occupent
les conversations à tel point qu’il n’est pas exagéré de dire qu’ils ont un
rôle considérable dans notre société.
L’alliance fructueuse entre l’homme et l’animal a retenu l’attention des
professionnels de la santé et de l’éducation. Si bien que ces dernières
années, nous assistons à une progression sans précédent de la pratique de la
zoothérapie.
L'enthousiasme
actuel pour la zoothérapie trouve principalement son origine dans les travaux
de Boris Levinson.
À la
fin des années 50, ce psychologue américain fut le premier à décrire le rôle
de catalyseur social que peut jouer l'animal. Selon lui, les animaux sont
particulièrement utiles pour les personnes qui sont à des stades plus
vulnérables de la vie. Boris Levinson
a été un des premiers à intégrer l'animal dans des séances de thérapie et à se
servir de celui-ci comme outil thérapeutique complémentaire.
La présence d’animaux sur les lieux d’intervention, l’équithérapie, la
delphinothérapie voilà bien des sujets nouveaux qui méritent que je m’y
intéresse.
Je tenterai, au cours de ce dossier, de démontrer que la pratique de la
zoothérapie apporte à la personne handicapée tant physique que mentale ou
temporairement invalide, une aide précieuse dans la vie quotidienne, une
possibilité de dépasser son handicap ou, tout simplement, un réconfort moral.
Je tiens
également à préciser que suivant les études scientifiques que j’ai consultées,
l’acquisition d’un animal domestique ne profite pas uniquement aux personnes
handicapées ou aux personnes dans le besoin mais procure aussi des effets
positifs sur un être en pleine santé.
Il me paraît évident de dire que les effets positifs de la relation
homme/animal se réalisent pour autant que la possession d’animaux familiers se
fasse de façon responsable, et en tenant compte des exigences des animaux
eux-mêmes.
Je souhaite, également, souligner que ce travail se veut plutôt une
contribution à la compréhension de la zoothérapie qu’une analyse psychologique
proprement dite.

2. historique - definition
2.1. Un peu d’histoire
La relation homme/animal est inscrite dans l’histoire. Il y a maintenant plus
de dix mille ans que l’animal vit auprès de l’homme.
L’attrait et l’intérêt ancestraux de l’homme pour l’animal se constatent
encore aujourd’hui en visitant, par exemple, les grottes de Chauvet, dans
l’Ardèche (France) où des fresques laissées par l’homme préhistorique
représentent des fusions entre lui et l’animal.
Sur un site israélien vieux de 12.000 ans, des archéologues ont mis à jour,
une sépulture dans laquelle était enterré un enfant entourant de ses bras un
chiot.
Sur les restes archéologiques des portes de Pompéi
on peut également lire l’inscription « Cave canem » (« Attention au chien »)
ce qui semble prouver l’existence du chien de garde au 1er siècle
de notre ère. La poésie et la mythologie gréco-romaine regorgent
d’illustrations tendant à prouver l’existence du chien dans la vie quotidienne
humaine.
Plus particulièrement, la
relation entre le chien et l'homme
est une histoire vieille de plusieurs milliers d'années.
En Egypte, le
chien Anubis,
incarne le gardien des morts. En Grèce antique, Cerbère
garde scrupuleusement les portes de l'Enfer. Les Romains le traitent
comme un véritable animal de compagnie.
En Europe, le
chien est sacralisé ou persécuté, notamment au Moyen Age.
Du 15ème au 17ème siècle, posséder des animaux de
compagnie était considéré comme un culte païen et la personne en possession de
tels animaux était condamnée pour sorcellerie. Il faut attendre le 18ème
siècle et ses « Lumières » pour que l’animal de compagnie soit réhabilité.
A la Renaissance, grâce à la chasse à courre, très prisée par la noblesse, il
trouve peu à peu sa place et devient le compagnon idéal.
Au 19ème siècle, il devient « indispensable » pour la classe
bourgeoise, de s’afficher avec un animal domestique. Si dans un premier
temps, le chien avait un statut d’aide aux travaux de la ferme et de la
campagne, la révolution industrielle l’a modifié et actuellement, la plupart
de nos chiens ont acquis un statut de compagnon, voire de gardien.
De nombreux
chiens se sont illustrés par leur bravoure. Je retiendrai, Barry, le
Saint-Bernard suisse qui sauva, au XIXème siècle, plus de 40
personnes. Au XXème siècle, la chienne Laïka (1957) de la race du
même nom, est le premier être vivant à voyager dans l'espace, à bord de
l'engin spatial russe Spoutnik-2.
Dernière prouesse en date, Mike, aveugle, a été sauvé par son Labrador.
Coincé au 78ème étage de la tour nord du World Trade Center en feu
lors de l’attentat terroriste du 11 septembre 2001, Mike s’est laissé guider
par son fidèle compagnon dans les escaliers …
Au XXème
siècle, on remarque donc une évolution dans la relation homme/animal qui
apparaît comme le dit Ange CONDORET
comme le « substitut idéal de tout ce qui manque à l’homme adulte »
[protection, lien avec le passé, médiateur de contacts humains, facteur de
valorisation personnelle et support affectif].
Si on se
réfère à la littérature scientifique, ce serait Jingles, le chien de Boris
LEVINSON, Professeur de psychologie à Yeshiva University de New-York, qui
serait à l’origine de ce qui deviendra la « thérapie assistée par l’animal »
Natacha AYMON
raconte : « Le chien de Boris LEVINSON, présent un jour par mégarde dans le
cabinet de son maître alors que celui-ci recevait en consultation un enfant
autiste et ses parents, profita de cette aubaine et proposa au petit patient
de jouer avec lui, alors que les adultes parlaient entre eux. Une interaction
naquit doucement, à la stupéfaction de tous. A la fin de la séance, l’enfant
autiste parla pour la première fois, demandant de revenir voir le « Dr
Jingles », qui disait-il, était « vraiment un drôle de médecin ! »
Ainsi LEVINSON s’est-il penché sur l’étude de la « thérapie assistée par
l’animal », sans oser toutefois en parler à ses collègues … pendant une bonne
dizaine d’années.
Aujourd’hui commencent à s’ouvrir les institutions et les esprits, pour
laisser entrer un bout de nature avec quelques museaux un peu sales mais
pleins de chaleur, de simplicité et de générosité.
2.2. Qu’est-ce que la zoothérapie ?
Le mot « zoothérapie » provient du mot grec « zoo » qui signifie « animal » et
de thérapie qui vient du mot grec « therapeia », soin, cure.
Selon François BEIGER,
on peut définir la zoothérapie comme « étant une activité qui s’exerce sous
forme individuelle ou en groupe à l’aide d’un animal familier, sélectionné et
entraîné, introduit par un intervenant qualifié, en collaboration avec des
professionnels de la santé, dans l’environnement immédiat d’une personne chez
qui l’on cherche à susciter des réactions visant à améliorer son potentiel
cognitif,
physique,
psychosocial
ou affectif. »
La zoothérapie est donc utilisée comme un « auxiliaire » aux thérapies
conventionnelles. Le thérapeute utilise « l’animal » comme un « outil » à des
fins préventives,
thérapeutiques
ou récréatives.
Il est important de souligner que « la zoothérapie ne guérit pas », elle n’est
pas une médecine.

3. du lien « homme/animal » à la zoothérapie
Qui n’a jamais arrêté un passant pour parler et caresser son chien ? De nos
jours, les animaux
revêtent une grande importance dans la vie des gens. Les études s'accordent
pour dire que, toutes espèces confondues, plus de 50% de personnes possède un
animal à la maison. Pour beaucoup, l'animal de compagnie occupe un statut
particulier. En effet, la majorité des propriétaires d'un animal considère ce
dernier comme un membre de la famille.
C’est à partir de l’attrait que l’animal suscite et de sa capacité de stimuler
l’humain que les activités de zoothérapie s’élaborent.
Cependant, jusqu'à ce jour, les théories tentant d’expliquer le fonctionnement
de la relation homme/animal restent incomplètes.
On ne sait pas vraiment pourquoi
certaines personnes aiment et recherchent la présence des animaux alors que
d'autres sont indifférentes.
La
solidarité qui existe entre l’homme et l’animal pour effectuer certains
travaux, certaines tâches, date de l’antiquité et perdure encore de nos
jours. En voici quelques exemples :
▫
dans
les travaux des champs (le bœuf, le cheval, l’éléphant, le dromadaire, le
mulet) ;
▫ dans le transport des personnes ou
dans la migration des peuples (chameaux, rennes, éléphants, chiens de
traîneau) ;
▫ dans le transport de matériel lors
des migrations (rennes, chiens de traîneau, chameaux, ânes) ;
▫ dans la chasse (les chiens, les
chevaux, le faucon, le chien polaire) ;
▫
dans les secours (chiens d’avalanche, chiens de catastrophe) ;
▫ dans les services (chiens de
dépistage, chiens de drogue, recherche d’une personne perdue) ;
▫ dans l’assistance (les chiens
d’aveugle, les chiens pour personne handicapée physique, chiens pour mal
entendant).
3.1. Les bienfaits reconnus de la présence animale
Dans la vie de
tous les jours pour la santé humaine, (sur les plans physique, cognitif,
social et psychologique), les bienfaits de la présence animale ont ouvert
naturellement la voie à l’utilisation plus structurée de l’animal auprès de
gens aux prises avec des problèmes de toutes sortes.
Les scientifiques s’accordent à penser que le simple fait de posséder un
animal de compagnie a, en lui seul, une influence prophylactique sur l’homme.
Je citerai quelques exemples issus d’études réalisées par Garry L. JENNINGS,
scientifique australien :
- les
personnes qui possèdent un chien sont incitées à marcher à l’air frais, à
organiser leurs activités quotidiennes, et à se rapprocher de la nature mais
aussi à adopter un style de vie plus sain ;
- ceux qui
possèdent des animaux familiers courent moins de risques de maladies
cardio-vasculaires, la pression sanguine peut diminuer
et le cholestérol s’abaisser ;
-
l’animal de compagnie qui ne demande pas à être promené exerce aussi une
influence positive sur la santé psychique et physique de l’homme ;
-
8% des possesseurs de chiens et même 12% des propriétaires de chats, rendent
moins souvent visite à leur médecin que ceux qui ne possèdent pas d’animal
domestique ;
-
concernant les personnes atteintes psychiquement, les animaux familiers
exercent un effet de revalorisation de soi-même et facilitent les contacts
sociaux.
3.2. La zoothérapie : discipline multidisciplinaire
La zoothérapie englobe des domaines tels que :
-
la
psychologie ;
-
l’ergothérapie ;
-
l’orthophonie ;
-
la
psychomotricité ;
-
la
psychiatrie ;
-
la
kinésithérapie.
3.3. La zoothérapie
complément des thérapies traditionnelles
La zoothérapie peut, également, compléter les
interventions traditionnelles, tous âges confondus, dans une multitude de
domaines :
-
problèmes d’apprentissage ;
-
troubles de la personnalité ;
-
problèmes de comportement ;
-
déficits cognitifs, retards de développement ;
-
problèmes relationnels ;
-
solitude et dépression ;
-
problèmes d’attention et de concentration ;
-
déficience intellectuelle ;
-
isolement ;
-
manque de stimulation sensorielle et retrait ;
-
réadaptation physique,
-
délinquance,
-
faible estime de soi,
-
violence,
-
etc.

4. l’animal, un complément
d’intervention polyvalent
Peu importe la nature, la fréquence et la durée d’un programme d’activités de
zoothérapie, l’animal s’avère toujours un outil précieux. D’abord et avant
tout parce qu’il constitue un stimulus simple, connu de tous. Il n’exige
aucune compétence particulière de la part du malade et ne l’oblige à aucune
performance. Il peut servir de dérivatif à l’anxiété d’une personne face à
une autre non connue. En effet, les personnes accompagnées d’un animal sont
perçues comme plus amicales et plus accessibles que les autres.
Le contact avec l’animal est apaisant. Il est une source d’affection
inconditionnelle, sans égard au comportement ou à l’apparence physique des
personnes. Flatter un animal peut être réconfortant. Cela peut aider à
calmer une peine mais aussi à favoriser le jeu et les rires. Cet état ludique
apporte plaisir, spontanéité et changement de la réalité quotidienne des
personnes éprouvant des dysfonctionnements cognitifs, psychologiques ou
physiques.
L’animal peut tantôt agir comme source de stimulation, tantôt servir d’agent
de renforcement lors de l’accomplissement de certaines tâches, par exemple,
lors d’exercices de réadaptation physique. En plus d’améliorer la qualité de
vie générale des gens, le zoothérapeute pourra dans beaucoup de situations
élaborer des activités de zoothérapie de façon à augmenter le sens des
responsabilités. Des activités de brossage ou d’entretien pourront contribuer
à cette impression de se « sentir utile ».
Dans les établissements de santé, l’animal peut agir comme facilitateur
social, au sens où il favorise la conversation et les interactions entre les
résidants en procurant des sujets de conversation neutres et non menaçants.
Il favorise un contact chaleureux et augmente le nombre et la qualité des
interactions entre les résidants, leur famille et le personnel. De plus, il
contribue à une bonne relation entre le patient et le thérapeute.
Enfin, il faut retenir que le recours à l’animal dans un contexte
thérapeutique n’est pas souhaitable pour tous. On ne doit jamais forcer une
personne à interagir avec un animal si elle ne le désire pas. Il s’agit, ici,
de respecter le bien-être de toutes les parties.

5. la zoothérapie, une activité
qui se prepare
La
zoothérapie regroupe un grand nombre de programmes utilisés par un
professionnel que l’on appelle le zoothérapeute. Pour être un bon
zoothérapeute, il faut que celui-ci étudie les capacités de l'animal vis-à-vis
de l'être humain et qu’il soit le lien, le médiateur entre l’animal et le
patient.
Introduire un animal dans un hôpital, un centre d’hébergement, une
école, une maison de retraite, …, n’est pas comparable à l’adoption d’un
animal à la maison.
5.1.
La formation du zoothérapeute
Elle est
primordiale, tout un chacun ne peut s’investir de cette fonction. Celui-ci
sera appelé à intervenir auprès de patients souvent très malades ou lourdement
handicapés.
Des médecins psychologues ou psychiatres, entourés de kinésithérapeutes et
d’éducateurs constituent généralement l’équipe de zoothérapie. Mais,
actuellement, les conditions légales pour exercer la zoothérapie n’ont pas
encore été légiférées.
5.2. La faculté d’adaptation du thérapeute
Le thérapeute
devra s’adapter au fonctionnement et aux exigences de l’établissement auprès
duquel il travaillera. Pour que les conditions optimales soient réunies, il
est important que
le
personnel soignant soit sensibilisé à l’exercice de la zoothérapie. De plus,
le zoothérapeute devra connaître les membres du personnel qui sont mal à
l’aise en présence d’un animal et en tenir compte lors des activités. La
réussite d’un traitement de zoothérapie est subordonnée à un bon
travail
d’équipe.
5.3. Le thérapeute, sélectionneur et entraîneur de l’animal
Le thérapeute devra sélectionner et entraîner soigneusement son animal,
connaître au mieux son comportement. Il pourra ainsi utiliser, au mieux, les
capacités propres de l’animal.
Le
choix de l'espèce avec laquelle il estime atteindre le mieux les objectifs
constitue un préalable au démarrage d'un programme de zoothérapie. Il est
donc essentiel que le zoothérapeute ait une très bonne
connaissance
éthologique
des animaux.
5.4. Le thérapeute et l’évaluation de l’animal
Il devra également procéder à une évaluation soigneuse des animaux. En
zoothérapie, il ne faut jamais utiliser un animal dont on ne connaît pas
l'état et l'histoire de santé ou pour lequel on a des doutes quant à ses
aptitudes comportementales.
5.4.1. Au niveau du
comportement : il est important que l'animal montre un intérêt envers
les humains et qu'il soit obéissant.
L'animal choisi doit avoir un bon tempérament, c'est-à-dire qu'il doit être
enjoué, stable émotionnellement et non agressif.
5.4.2. Au niveau de la santé
de l’animal : il est indispensable que l’animal ait un carnet de santé
et soit suivi régulièrement par un vétérinaire. Ceci afin de réduire au
minimum les risques de transmission de maladie.
Un
programme de prévention comporte généralement les points suivants:
▫
visite initiale et bimensuelle chez le vétérinaire ;
▫
connaissance de la provenance de l'animal ;
▫
introduction contrôlée des animaux dans les établissements ;
▫
toilettage et entretien réguliers.
En tout état de cause, il faut souligner que :
▫ le recours à l'animal dans un
contexte thérapeutique n'est pas souhaitable pour tous, on ne doit jamais
forcer une personne à interagir avec un animal si elle ne le veut pas ;
▫
l’exercice de la zoothérapie en milieu institutionnel impose l’observation de
règles élémentaires d’hygiène, de prudence, d’éthique[21]
et de sécurité ;
▫ La triade[22]
thérapeutique patient-animal-thérapeute est une activité qui ne s’improvise
pas mais qui se construit !
6.
la zoothérapie et les
risques pour la santé
L’introduction
d’un chat, d’un chien, d’un oiseau, …, en institution, surtout en milieu
hospitalier, provoque souvent la crainte
de transmission de maladies infectieuses de l’animal aux patients et au
personnel de l’établissement.
Par des mesures préventives relativement simples il est possible de diminuer
presque totalement les zoonoses[23].
Les principaux problèmes soulevés par la présence d’un animal en
institution sont les suivants :
- Les risques de traumas ;
- Les risques d’allergies ;
-
Les risques de transmission de maladies infectieuses de l’animal à l’homme.
6.1. Risques traumatiques
Les animaux domestiques peuvent mordre et griffer.
Ces morsures ou griffures peuvent être responsables de lésions traumatiques et
d’infections bactériennes
(Tableau 1 – ANNEXE 1 – page 44)
Il convient donc de nettoyer immédiatement la plaie avec de l’eau et de
désinfecter avec un antiseptique.
Comme je l’ai dit précédemment, en zoothérapie, il est impératif de faire une
bonne sélection des animaux avant de travailler avec eux.
Un des critères important est de choisir l’animal en fonction de son
tempérament calme, docile, se laissant manipuler.
Par exemple, le zoothérapeute qui travaille avec un chien, utilisera un
« adulte » qui aura moins tendance à tout mordiller ou lécher, à être attiré
par toutes sortes d’objets tels que les médicaments, les tubes ou les fils.
Le zoothérapeute devra, également, apprendre au patient les règles de base à
adopter envers l’animal comme ne pas le déranger quand il mange, dort, ne pas
lui tirer la queue, les oreilles,…
6.2. Risques allergiques
Certaines personnes peuvent être allergiques aux pellicules, aux poils, à la
salive, à l’urine ou aux autres secrétions animales.
Le chat, le cochon d’inde et le cheval sont des espèces animales très
allergènes.
Certains
chiens comme le Caniche, le Bellingon Terrier et les chats de race Rex perdent
moins de poils et sont donc conseillés aux personnes allergiques.
La réaction allergique peut aussi varier en fonction de la race de chien. Une
personne peut être allergique au Collie et non au Labrador.
Pour diminuer ce risque, le zoothérapeute utilisera du shampoing
anti-allergène 24 heures avant sa séance de travail.
Finalement dans le cas d’allergie, il faut mettre en rapport les bienfaits de
la zoothérapie avec les désagréments causés par l’allergie et éventuellement
renoncer au traitement thérapeutique.
6.3. Risques infectieux
Les animaux de compagnie peuvent transmettre des infections bactériennes,
parasitaires, fongiques ou virales aux humains (Tableau 1 –
ANNEXE 1 – page 44)
Les agents infectieux peuvent provenir des poils, des plumes, de la peau, de
la gueule, des matières fécales, de l’urine, des éternuements, …
Les voies d’entrée de ces infections chez l’homme se font principalement par
contact cutané, par ingestion ou par inhalation.
En
contact direct (caresse - se laisser lécher) l’humain peut développer :
wla
Teigne
wla
Gale
wla
Giardiose
En
contact indirect (selles infectées) l’humain peut développer :
wla
Salmonellose
wla
Campylobactériose
wla
Toxoplasmose
wla
Leptospirose
Certains agents infectieux (comme les œufs de certains parasites) doivent
être en milieu humide et oxygéné pour être nocifs ;
l’enlèvement des matières fécales, chaque jour, diminue le risque de
contamination.
D’autres agents infectieux ont besoins d’un vecteur pour être
transmissibles comme la borréliose de Lyme transmise par une tique.
Malgré le nombre important de zoonoses
existantes, le risque global de transmission de maladies infectieuses reste
minime.
(Tableau 2 – ANNEXE 2 – page 45)
Des mesures d’hygiène simples permettent de les éviter.
Il faut aussi préciser que certaines maladies de l’homme diminuent
son système immunitaire comme :
wle
diabète sucré
wl’immunodéficience
congénitale
wla
cirrhose du foie
wl’insuffisance
rénale chronique
wla
malnutrition
wla
transplantation d’organe ou de moelle osseuse
Voici plus particulièrement quelques maladies mondialement connues que
l’animal domestique peut contracter et transmettre à l’homme :
Le tétanos : maladie qui touche principalement les herbivores, mais là
où c’est dangereux c’est que tous les animaux peuvent être porteurs. Les
causes de transmission à l’homme sont par infections de plaies et par
injections. Elle fait partie des maladies
bactériennes.
La teigne : maladie très répandue, s’attaque surtout aux chats mais
aussi aux chiens, aux bovins, aux rongeurs,… Le risque de transmission est le
contact direct avec les bêtes ou les objets infectés. Cette affection fait
partie des maladies fongiques.
La pneumonie pneumocystique : elle est répandue dans le monde entier.
Elle s’attaque aux sujets atteints du SIDA. Les animaux qui peuvent la
contracter sont les chiens, les chats, les rongeurs et les bovins. Ils
peuvent attraper la maladie en sortant, en s’exposant à l’environnement.
C’est une maladie parasitaire.
6.4. Mesures préventives générales
Il convient de :
■
toujours se laver les mains après avoir manipulé un animal et surtout avant de
manger
■
éviter d’embrasser l’animal
■
ne pas laisser l’animal lécher le visage, la bouche ou des plaies
■
éviter tout contact avec les excréments ; pour un chat, nettoyer la litière
chaque jour et désinfecter régulièrement avec de l’eau bouillante pendant 5
minutes
■ne jamais laisser l’animal seul avec le patient
■
éduquer le patient sur l’hygiène personnelle et sur la manipulation des
animaux pour éviter toute blessure
■
interdire l’accès des animaux aux cuisines, au lieu d’entrepôt des aliments,
au matériel stérile
■
rapporter tout incident au personnel médical ou au responsable du programme.
6.5. Mesures préventives pour les animaux
Il est indispensable de :
■
évaluer le tempérament et le comportement de l’animal avant de l’accepter en
zoothérapie
■
ne choisir que des animaux adultes (plus d’un an). En effet, beaucoup de
maladies infectieuses ne sont plus présentes à l’âge adulte
■
éviter les animaux malades, les animaux exotiques (reptiles, amphibiens) et
les femelles gestantes
■
demander un examen complet et l’administration de vaccins et vermifuges par un
vétérinaire avant d’introduire un animal.
∙Avant
l’introduction de l’animal, les tests de dépistage suivants sont suggérés :
-fungassay (chien, chat) pour éliminer les porteurs asymptomatiques de la
teigne
-test de dépistage du FIV et FELV (chat) pour éviter d’introduire un animal
immunodéprimé
-test de dépistage de la chlamydophilose (oiseau)
-test de dépistage de la leptospirose (chien)
∙vaccination
annuelle chien : distemper, hépatite, leptospirose, parvovirus, parainfluenza,
bordetellose et rage
∙vaccination
annuelle chat : panleucopénie, rhinotrachéite, calicivirus, chlamydophilose,
leucémie et rage
∙examen
minutieux de la bouche et de la peau
∙prévention
anti-puce
∙prévention
pour les vers
∙analyse
annuelle des matières fécales
■
tailler les griffes régulièrement
■
retirer immédiatement l’animal du programme lorsqu’un problème de santé
survient : plaie, lésions cutanées, gingivite, tartre sévère, diarrhée,
vomissement, toux, écoulement oculaire et nasal, …
En conclusion, Les animaux de compagnie ont la possibilité de nous
transmettre de nombreux agents infectieux mais les risques de transmission
demeurent limités et des mesures préventives simples et réalistes peuvent les
diminuer.

7.
la zoothérapie au service des personnes en difficultés
7.1. la zoothérapie et les personnes physiquement handicapées
Une
personne « déficient moteur » doit régulièrement faire des exercices pour
garder ses muscles en forme et éviter qu’ils s’atrophient. Les exercices que
ces gens doivent accomplir deviennent souvent monotones et la motivation n’est
pas toujours présente.
Lors
de la rencontre avec l’animal, la personne handicapée doit bouger certaines
parties du corps qu’elle n’a pas l’habitude de travailler.
Le
thérapeute se sert aussi de l’animal pour renforcer positivement l’effort que
la personne effectue. Par exemple, après avoir brossé le doux pelage du chat,
celui-ci, en ronronnant bien fort et en se blottissant contre elle pour se
faire cajoler récompense inconsciemment la personne. Ou encore, l’oiseau qui
demeure dans la main pour manger et ne s’envole pas constitue une très belle
récompense pour la personne.
Les
animaux « thérapeutes » sont, également, des animaux d’ « assistance » pour
des personnes lourdement handicapées.
Aujourd’hui, les Golden retrievers et les Labradors sont deux races de chiens
qui par leur taille, leur poids, leur caractère doux et leur force,
conviennent plus particulièrement pour être les « auxiliaires de vie » de
personnes se déplaçant en fauteuil roulant.
J’ai rencontré dans le cadre de ce travail, Monsieur Dominique Y, infirmier en
soins palliatifs et « famille d’accueil» d’un chiot destiné à une personne à
mobilité réduite.
Son
rôle consiste à pré-éduquer le chiot Golden retrievers (de 2 à 18 mois) placé
par l’ASBL « Dyadis ».
Dyadis est une ASBL fondée le 30 mars 1994 (Association Belge pour
l’Attribution de Chiens d’Aide aux Handicapés).
« Dyadis » vient du mot latin « dyas-dyadis » qui signifie «nombre binaire».
Le
sens même de l’activité de Dyadis réside dans sa volonté de rendre aux
handicapés physiques une part de l’autonomie dont la maladie ou l’accident les
ont privés, et de participer ainsi activement à leur réinsertion sociale.
Si le
chien d’aide est un « outil » exceptionnel qui exécute bon nombre de tâches
généralement confiées à l’entourage de la personne handicapée, il est avant
tout un compagnon fidèle de chaque instant et un intermédiaire inestimable
dans la relation avec les autres.
Les
handicapés connaissent bien ce phénomène fréquent qui fait qu’à leur vue, les
gens s’écartent ou manifestent de la gêne. Le chien crée alors le lien.
Comme
le dit si bien Madeleine ARNOULD, co-fondatrice de Dyadis, elle-même en chaise
roulante et partenaire du chien d’aide « FRIPON » : « mon chien ouvre
toutes les portes, non seulement celles de la maison ou du magasin, mais
surtout, celles du cœur ».
Le
premier rôle du chien d’assistance est de faciliter la vie quotidienne de la
personne handicapée moteur.
Le
chien éduqué peut saisir des articles sur des rayons de supermarché, tendre et
prendre de l’argent, décrocher le téléphone, ouvrir le frigo, ramasser
délicatement des objets tombés à terre, … Il pourra répondre à une centaine
de commandes !
Son
rôle social n’est pas à négliger car sa seule présence a déjà des
répercussions émotionnelles et sociales importantes (évite la dépression, les
angoisses, la solitude, …)
« Il aide et assiste son maître dans
la vie quotidienne. Il est aussi un facteur d’intégration sociale car les
gens s’intéressent au handicapé, notamment grâce à la présence de son chien.
Enfin et surtout il est un fidèle animal de compagnie ».
Monsieur Dominique Y raconte :
-
« Je
connaissais le travail réalisé par Dyadis depuis plusieurs années mais c’est
seulement en 2005 que je les ai contacté. En effet, mon activité
professionnelle ne me permettait pas d’être assez disponible.
-
Pour
être accepté en qualité de « famille d’accueil », il faut bien entendu du
temps libre à consacrer au chien ou bien que le chien accompagne son éducateur
au travail ; c’est encore mieux. Il faut de préférence de l’espace pour
l’accueillir … pas besoin d’un hectare, mais bien un espace de vie suffisant
pour s’ébattre quand il ne travaille pas ! Il faut aussi le sortir …
partout ! Il est aussi souhaitable d’avoir d’autres animaux (chien, chat
volailles, ….)
-
J’ai
donc signé avec l’ASBL un contrat moral et un engagement de bons soins envers
le chiot. De toute manière, le chien appartient à l’ASBL et n’est en aucun
cas la propriété de la famille. Si un problème survient, le chien est retiré.
-
L’ASBL a le droit de contrôler la vie du chiot au sein de la famille d’accueil
et tous les quinze jours, toutes les familles sont réunies pour faire le
point.
-
Le
choix du couple maître/chien se fait après une formation de six mois au
Centre. Le chien est alors âgé de
±
2 ans. Le futur couple fait un stage de formation d’une semaine au Centre et
ensuite une semaine au domicile de la personne à mobilité réduite.
-
Si le
chien n’est pas déclaré apte à être chien d’assistance, il devient
automatiquement « chien social » pour personne handicapée cérébrale qui a
besoin de stimulations mais qui ne travaille pas (présence). Sont réformés
les chiens qui présentent une pathologie trop lourde et qui ne peuvent devenir
« chien social » … ils sont alors mis à l’adoption.
-
Enfin, ma femme et moi-même constatons que cette « adoption temporaire » et
la participation bénévole de toute la famille à l’éducation du chien dans un
but bien précis « assister une personne handicapée » a développé chez nos
enfants le sentiment de dévouement, l’aide aux autres et le sens de la
responsabilisation. »
7.2. la zoothérapie et les personnes non voyantes
C’est
en 1915 que fut créé en Allemagne, à l’initiative d’un médecin militaire, le
Dr KRAMER, le premier centre d’éducation de Berger allemand « chien-guide ».
Il s’agissait de recycler les chiens de guerre et leur usage était réservé aux
aveugles de guerre. Cette initiative a connu un grand succès et c’est ainsi
que dans les années 1930, d’autres pays tels que : l’Amérique, l’Angleterre,
la Suisse, la France, l’Italie et la Belgique créèrent des centres de
formation afin d’éduquer des chiens destinés aux aveugles.
Aujourd’hui la formation de chien-guide pour personne aveugle est une pratique
bien connue du public. Le Berger belge, le Malinois, le Golden retrievers ou
encore le Labrador répondent au profil requis tant par leur morphologie (bon
marcheur - taille adaptée à la sature de la personne guidée), que par leur
caractère (équilibré, curieux, sociable, obéissant, …) et leur entretien
facile.
Dans
ce contexte, ma famille a accueilli,
voici quelques années, un Berger malinois de
5 mois.
Le
chiot avait été rigoureusement sélectionné par l’équipe de l’Association belge
de chiens d’aveugle. (parents exempts de maladie telle que la dysplasie,
lignée de chiens d’obéissance et de travail, etc).
Notre
rôle consistait à apprendre à Xarou les règles élémentaires comme la propreté,
marcher en laisse mais aussi à lui faire vivre le plus d’expériences possible
afin de le familiariser à un maximum de situations de la vie quotidienne.
Nous
avions reçu une carte officielle de la Ligue pour personne aveugle attestant
son futur rôle de chien-guide. Nous l’emmenions au supermarché, au
restaurant, dans les transports en commun. Nous pouvions également entrer
dans les hôpitaux. En effet, la personne pour laquelle le chien est destiné
doit se rendre très certainement dans des institutions médicales. A cette
fin, le chien doit pouvoir accompagner son maître et attendre patiemment, sans
aboyer ou japper, le retour de celui-ci.
Plus
spécifiquement, lors des promenades nous devions marquer un temps d’arrêt
devant la bordure d’un trottoir, devant un panneau ou devant un seuil de
maison afin que le chiot apprenne systématiquement à marquer l’arrêt devant un
obstacle et prévenir ainsi son futur maître de celui-ci.
Nous
étions, bien entendu, encadré par un éducateur canin spécialisé. Celui-ci
nous rendait visite tous les quinze jours pour constater l’évolution du chiot,
répondre à nos questions et donner des conseils.
A
l’âge de 12 mois, Xarou a regagné l’Association pour une période de 6 mois.
C’est au cours de cette période que le futur propriétaire et le chien ont fait
connaissance, aidés par un éducateur. La finalisation de l’apprentissage vaut
tant pour le maître que pour le chien. Il s’agit de mettre en confiance la
personne non voyante face à cette nouvelle perspective de vie et d’établir la
« complicité confiante » du maître et du chien.
A l’issue de
cette période de stage, maître et chien prennent le chemin de leur futur.
Ce
fut pour moi une merveilleuse expérience de contribuer ainsi à l’éducation
d’un chien pour le bonheur d’une personne moins chanceuse. J’ai pu,
également, apprécier tout le travail de l’ombre de cette association et des
bénévoles qui donnent de leur temps sans compter. Bien entendu nous avons été
chagriné par le départ de Xarou mais ce fut vite oublié devant le bonheur de
la personne qui l’a reçu. Elle nous a dit : « enfin, je connais la
liberté ! ».
7.3. la zoothérapie et les personnes handicapées mentales
L’intervention en zoothérapie avec les déficients intellectuels doit s’adapter
à chaque individu dans ses particularités.
Le
zoothérapeute choisit, selon le développement psychomoteur de la personne,
l’animal idéal, les outils nécessaires et les tâches à effectuer.
Chaque animal, selon ses caractéristiques, permet de stimuler les sens, soit
le toucher, l’odorat, la vue et l’ouïe.
Lors
de séances de zoothérapie, certaines responsabilités sont données au patient,
selon ses capacités. Celles-ci lui permettent de se sentir valorisé et
augmentent sa confiance en lui.
En
outre, l’interaction d’une personne avec un animal permet d’accroître la
concentration de celle-ci. Son intérêt est focalisé sur l’animal. C’est
ainsi que le zoothérapeute peut proposer des exercices en rapport avec les
actions de la vie quotidienne et donc en faciliter leurs apprentissages.
7.3.1. L’hippothérapie ou équithérapie
L’équitation thérapeutique correspond à une technique particulière de thérapie
psychomotrice « agissant par l’intermédiaire du corps sur les fonctions mentales
et comportementales perturbées ».
Les
bienfaits de l’équitation thérapeutique – effectuée sous contrôle médical – se
traduisent par une réhabilitation physique.
La
pratique du cheval a une « influence mécanique » de par la position que le
cavalier doit adopter dans l’espace pour pouvoir se maintenir en selle et de par
les mouvements du cheval et les réactions propres à celui-ci qui font que, à
chaque moment, le cavalier doit réajuster sa position. Cette influence
mécanique statique a pour conséquence une verticalisation du corps, divers
effets bénéfiques sur le squelette, une amélioration de la masse musculaire et
des mouvements respiratoires.
L’ensemble des postures adoptées et les mouvements effectués interviennent quant
à eux au niveau de l’élaboration du « schéma corporel » et se traduisent par une
amélioration du tonus musculaire, de l’équilibre, de l’organisation spatiale et
temporelle, …
Les
scientifiques constatent que le contact de l’enfant handicapé avec le cheval
permet en outre l’épanouissement de la personnalité, le développement de la
confiance en soi ainsi qu’une ébauche de socialisation par la communication et
la responsabilisation.
Le
cheval est un excellent « outil pédagogique » en matière de rééducation
physique, psychologique et sociale. Il est important de souligner que cette
« thérapie assistée par l’animal » doit se dérouler avec de thérapeutes formés
à cet effet.
Il
va sans dire que toutes les personnes handicapées ne sont pas obligées de
succomber au charme de l’équitation.
7.3.2.
Témoignages – En Argentine :
Zoothérapie avec les chiens.
(Traduction du texte anglais –
Annexe 3
– page 46, 47,
48)
[La fonction principale du chien nommé Inti est de donner de l'affection. Dès
que nous sommes entré dans l'unité de Zoothérapie de l’hôpital Pedro
Elizalde, nous avons été reçus par une hôtesse de luxe, Kay.
Les Golden Retriever et Labrador sont respectivement une véritable source
inépuisable d'amour. Il y avait deux des trois chiens qui composent le
personnel canin, parce que Lola ne travaillait pas ce jour-là.
Les psychologues, les Docteurs Amelia Lorena et José Pose coordonnent le
programme de zoothérapie de l’hôpital Pedro Elizalde de la Ville Autonome de
Buenos Aires. Les thérapeutes aident les enfants et les adolescents qui
présentent de larges dysfonctionnements du comportement tel que l'autisme et
le retard mental.
Grâce à une étude longue de plus de dix ans, ce programme a pu être lancé en
2000 et se poursuit sans interruption au sein même de l’hôpital et ce de
manière totalement gratuite.
Qu’est-ce que la zoothérapie ?
Le Docteur José Pose nous explique : "notre programme présente des différences
avec ce qui est habituellement appelé la zoothérapie. En règle général, la
zoothérapie consiste en l’utilisation d’un animal pour un traitement donné;
si l'animal n'est pas apte, vous ne pouvez pas poursuivre. Le nôtre, c’est un
programme de travail qui applique une zoothérapie dans lequel l'animal vient
pour optimiser ce que nous avons déjà fait; nos mascottes accompagnent un
travail effectué avec le patient précédemment. Si nous n'avons pas d’animaux,
nous pouvons travailler également. C'est une méthode psycho-éducative avec le
soutien d’un animal.
Les animaux sont utilisés davantage comme un outil ou, une ressource dans le
traitement de plusieurs pathologies. Ils interagissent avec le patient de
multiples façons selon le dysfonctionnement présenté. Ce qui permet d’établir
un diagnostique correct en une seule rencontre et pour ces enfants aux
différentes capacités, de faciliter leur apprentissage ainsi que leur
adaptation. Alors que précédemment cela pouvait demander jusqu’à deux mois de
travail ».
Souvent le processus entier qu'un enfant vit à l'intérieur du programme
consiste à se détacher du chien auquel il est lié ; une fois qu’il a atteint
cet objectif, nous continuons avec un autre type de traitement.
L'objectif est de rompre avec un profil de comportement au moyen "du travail"
avec les chiens, dans notre cas.
Les chiens ont un entraînement de base, mais la formation pour parvenir à
cette fin, ils l’obtiennent grâce à leur socialisation : "chacun d'entre eux
cohabite avec un des professionnels en charge du programme"affirme le docteur
Lorena. Par exemple, Kay vit avec le docteur Pose et il se rend à l’hôpital
en métro avec lui avec une permission spéciale. En fait, c’est le
« professionnalisme » d’un tel chien, reconnu compétent pour effectuer cette
tâche qui lui permet de rester assis aux côtés des Docteurs pour observer
l’enfant lorsque ceux-ci examinent le jeune, la manière dont il se déplace et
comment il agit. Le dresser à adopter un tel comportement n’est pas possible
dit Pose.
Le chien a un comportement rigide et fixé de part nature. C’est pourquoi, il
permet de déceler les différents modèles de comportement des différents
patients avec qui il agit conjointement, car il s'adapte incroyablement à
ceux-ci. C'est-à-dire que l'animal reflète par son comportement propre celui
de l'enfant qui joue ou agit réciproquement avec lui. Par exemple, si
l'enfant ne veut pas jouer avec le chien et qu’il le rejette, le chien reste
en retrait de son côté pour l'observer et de même si la réponse de l'enfant
est positive, le chien entre dans l’environnement de l’enfant. "Une fois que
l'enfant commence à communiquer avec le chien, des changements qui n’avaient
pas lieu auparavant se produisent», affirme le Docteur Amelia Lorena.
Les thérapeutes filment les sessions et plus tard ils analysent la bande
cherchant la clé du problème et les stimuli futurs, et ce, grâce à
l’observation minutieuse du comportement de l’enfant.
« Pour ce type de travail dans ce programme, la condition n'est pas que les
patients arrêtent de faire toutes les choses qu'ils ont l’habitude de faire et
qu’ils viennent ici parce que nous détenons" la vérité "; ils doivent avoir un
traitement psychologique ou médical, ils doivent aller à l'école et ils
doivent avoir fait une précédente stimulation entière parce que nous
travaillons sur base de celle-ci », affirme Pose. "Nous travaillons « en
filet ». C'est-à-dire que pour atteindre un certain nombre de choses que
l’enfant fait ici, il doit les répéter dans un autre environnement. Cette
répétition faite ici, dans un autre environnement montre qu'une modification
profonde a été réalisée dans le comportement de l’enfant ».
Pour donner un exemple concret : un garçon que nous aidions ici commençait,
entre autres à jeter une balle à un de nos chiens. Un jour les parents nous
ont dit qu'ils étaient devant la porte, sur le point de rentrer chez eux avec
leur fils. Une balle est arrivée de chez les voisins. Il s’est alors produit
ce qui ne s’était jamais produit auparavant, l'enfant a couru, il a pris la
balle et il leur a rendu. Grâce au fait de l’avoir fait ici avec un animal, il
a pu le transférer dans une situation social en relation avec d’autres
personnes.
"Nous considérons que la formation de base du chien est aussi importante que
sa spontanéité; un chien bien entraîné à l'obéissance, qui répond à une
personne seule n’est pas indiqué pour ce programme. Par contre, ce qui est
idéal dans notre cas, c’est que si je ne suis pas là, il réponde à une autre
personne de l’équipe. En ce qui concerne la spontanéité, nous avons besoin de
chiens qui soient capables de faire certaines choses, qu’on leur demande ou
pas. Nous avons besoin d'un chien qui attend quand nous lui disons d’attendre
à un certain moment, et qui à un autre moment, sans que nous lui disions,
n’attende pas. Par exemple, un garçon autiste peut rester fasciné 30 minutes
à regarder un objet, le chien peut alors, attendre et observer l’enfant
pendant cette période, mais afin de sortir de cette situation, de ce
comportement stéréotypé, il n'y a rien de mieux que le chien se lève et lui
enlève soudainement l'objet, parce qu'automatiquement l'objet a disparu et le
garçon voit le chien" ajoute Pose.
Le travail avec les patients dure maximum de deux ans. Une fois terminé, il
se poursuit sous contrôles, particulièrement quand l'enfant arrive à
l'adolescence, où quelques rajustements doivent généralement être faits. Cet
accompagnement dure jusqu'à l'âge mûr, à savoir 20 ans.
"Ce programme perdure grâce à l'appui des autorités de l'Hôpital, ceux du
secteur de Psychiatrie et du Gouvernement de la Ville qui y croit depuis le
début comme un projet d'investigation.
Grâce à cette situation, nous pouvons poursuivre le programme dans un
environnement public où il n’y a pas de conditions ni de pressions
particulières que l’on peut trouver dans le privé. Nous pouvons compter sur
le soutien de quelques compagnies qui collaborent de manière anonyme et
désintéressée, elles collaborent avec leurs produits alimentaires pour animaux
et leurs médicaments ou leurs vaccins", indique Pose.
L'équipe au complète chargée du programme de travail est composée outre les
diplômés, du Dra. Soledad Iramain, docteur vétérinaire et professeur des
sciences vétérinaire l'UBA et de M. Mauro Loyato, entraîneur et éleveur.]
7.4. la zoothérapie pour les personnes agées
La zoothérapie
ne peut être que bénéfique pour les personnes âgées.
Ces personnes
ont dû surmonter différentes étapes telles que quitter la maison dans laquelle
elles habitaient depuis de nombreuses années ou perdre le conjoint ou la
conjointe, l’autonomie, les sentiments de liberté et d’utilité. Toutes ces
raisons font que les gens en institution vivent difficilement la fin de leur
vie.
Qui, parmi les
personnes âgées, n’a pas un jour ou l’autre possédé un animal?
L’animal, dans
une maison de retraite, a généralement, un rôle psychologique en agissant
comme catalyseur de la vie sociale. Il tend à briser la solitude en étant une
source de conversations. La présence de l’animal rassure, calme, et peut
susciter la curiosité. Une personne qui entre en contact pour la première
fois, par exemple, avec un lapin, un cochon d’Inde ou un oiseau pose
plusieurs questions. Le goût d’apprendre et d’en savoir plus sur ces animaux
est éveillé.
L’animal est
aussi, très certainement, un médiateur entre les membres du personnel et les
pensionnaires.
Selon
OLBRICH,
scientifique, « les oiseaux mais surtout les perruches apportent de la joie
de vivre dans les maisons de retraites … On sait que le toucher est
extrêmement important chez l'être humain. Par exemple, une personne qui est
touchée physiquement alors qu'on lui demande quelque chose est plus
susceptible d'acquiescer qu'une personne qui ne l'est pas. On trouve une
preuve supplémentaire de l'apport positif du toucher dans la diminution de la
pression sanguine et du rythme cardiaque des personnes qui flattent un
animal. Les personnes âgées dans les établissements de santé sont encore plus
que toutes autres privées de contacts physiques chaleureux. Le recours
à l'animal dans un contexte thérapeutique peut servir à pallier ce manque de
chaleur humaine. Prendre soin d'un animal ainsi que le caresser aident
à préserver des liens émotionnels … ».
L’animal joue également un rôle sur l’état physique de la personne âgée.
Lorsqu’elle brosse l’animal, qu’elle lance la balle au chien, lui donne un
biscuit ou nourrisse l’oiseau, elle travaille sa motricité.
Récemment, des
études scientifiques ont démontré une amélioration du fonctionnement
cardiovasculaire qui est dû à la diminution du sentiment de solitude ou de
stress ainsi que de l’incitation à l’exercice physique.
Une influence
positive est aussi observée sur les personnes souffrant de la maladie d’Alzeimer ;
la communication non verbale (observer, toucher) est principalement stimulée
et a pour conséquence une socialisation plus facile des patients.
Finalement, même pour une personne moins amoureuse des animaux, la simple
visite combat la solitude et distrait de la routine habituelle.
7.5. la zoothérapie dans les hopitaux
La
zoothérapie est un véritable « outil thérapeutique » pour les médecins et
infirmières.
La Zoothérapie au service des enfants
cancéreux !
À l’hôpital de Québec, une petite
fille, qui souffre d'une récidive d'un cancer du rein, sait qu'elle va passer
la journée avec "Litchl" une petite chienne affectueuse. Pour la petite fille,
Litchl est mieux qu'un bocal de morphine ou de vitamines, résume sa maman.
Quand elle est avec Litchl, elle oublie qu'elle est malade. Elle ne se rend
même pas compte quand les infirmières entrent dans la chambre pour lui donner
ses médicaments.
L’hôpital de la ville de Québec a inauguré, à l'automne 2000, un projet pilote
en Amérique du Nord : des chiens triés sur le volet, passent toute la journée
à l'hôpital, sous la responsabilité d'un enfant malade et de ses parents. Les
enfants peuvent bichonner, gâter, câliner l'un ou l'autre des sept chiennes,
choisies pour cette fabuleuse expérience.
Ce
partage se déroule dans une chambre spéciale, décorée avec soin, qui est dotée
d'une anti-chambre afin d'empêcher les poils de chien de se répandre dans
l'unité pédiatrique. L'expérience est unique parce que l'enfant passe la
journée complète avec l'animal, plutôt que quelques heures, et sans la
présence du maître.
Ainsi, trois jours par semaine, l'une ou l'autre des sept chiennes, servent de
thérapie au bloc Onco. Le maître laisse sa chienne à l'hôpital le matin, la
reprend le soir. Des bénévoles emmènent les animaux à l'extérieur pour leurs
besoins.
À
l'origine de ce projet, c'est plus de 90 chiens qui se sont présentés pour
passer un test et participer à ce projet de zoothérapie en hôpital. Seulement
7 ont été retenus. Une vétérinaire qui participe au projet, explique :
"Nous avons choisi le chien parce qu'il est moins allergène que le chat ou
l'oiseau". Elle a testé les animaux tant au niveau de leur santé,
(analyse des selles pour les protozoaires) prélèvement de la gorge pour les
streptocoques, que de leur comportement. Les chiens choisis sont testés deux
fois l'an. Le maître explique : "Ça me fait plaisir de partager ma
chienne, un labrador, avec un enfant malade. C'est extraordinaire de la voir.
Elle se dirige instinctivement vers le jeune malade, comme si la chienne
sentait qui, dans un groupe, a besoin de son affection"
Pour
les infirmières, la zoothérapie est un véritable outil de thérapeutique.
"La présence du chien permet à l'enfant de vivre une expérience près du
quotidien, de créer à l'hôpital une atmosphère familiale, de réduire surtout
le stress. Pour les enfants, un hôpital est un lieu austère. Ils sont coupés
de leur monde. Ils perdent leur vie d'enfants"
Grâce
à la présence du chien, c'est comme s'ils n'étaient plus à l'hôpital.
Source de cette information : Le Soleil - Journal de Québec.

8.
la delphinotherapie ou la therapie assistee par les dauphins
A l'heure actuelle, nous assistons à un véritable « phénomène dauphin » aux
différents endroits de la planète. Ce mammifère marin, notre si gentil
"cousin aquatique" comme le surnomme la plupart des gens, a en effet conquis
le cœur et la raison de bien des personnes, enfants comme adultes.
Comment ne pas être séduit par son éternel " sourire " et les nombreuses
légendes qui courent à travers les siècles vantant entre autre, sa
gentillesse, son intelligence, son amour du jeu, son amitié désintéressée
envers l'homme... ?
Animal sauvage doté d'une puissance potentielle considérable, le dauphin nous
"étonne" et nous interpelle dans la nature et la qualité des contacts qu'il
établit avec l'homme depuis l'Antiquité. Des récits relatant le sauvetage de
navigateurs par des dauphins, les histoires d'amitiés nouées entre des
dauphins et des enfants et les questions non encore élucidées (telles que le
sonar, le langage, les dauphins ambassadeurs, etc.) ont contribué à ce que
l'on pourrait appeler aujourd'hui « l'univers merveilleux du dauphin ».
L'amitié entre l'homme et le dauphin n'est donc pas un phénomène récent.
Cependant, la vague de popularité suscitée par Flipper ou le Grand Bleu
ajoutée au développement des images visuelles ont contribué à un regain
d'intérêt pour le mammifère marin.
Régulièrement les médias nous montrent de belles images illustrant des
histoires de dauphins sortant des enfants autistes de leur bulle, rendant la
joie de vivre à des personnes dépressives, …
Ainsi, les dauphins se sont vus attribués de nombreuses qualités dont celle de
«thérapeute», faisant apparaître cette discipline récente qu'est la "delphinothérapie"
ou la "thérapie assistée par les dauphins".
Lorsqu'on
parle de «delphinothérapie», il faut distinguer, premièrement, les programmes
de thérapie utilisant des dauphins captifs (thérapie assistée par l’animal –
T.A.A.), deuxièmement les programmes organisés avec des dauphins sauvages
(activités assistée par l’animal – A.A.A.).
8.1.
La thérapie assistée par l'animal (T.A.A.)
La T.A.A. est une technique d'intervention utilisée comme auxiliaire aux
thérapies conventionnelles. L’animal joue le rôle d'intermédiaire entre un
intervenant et un patient.
La « thérapie assistée par les
dauphins » pratiquée en captivité implique que les dauphins sont dressés pour
interagir avec l’être humain.
L’animal est amené à répondre à un stimuli : la nourriture. Cela permet à
l’intervenant d’avoir un contrôle sur les échanges entre l’animal et le
patient.
Les dauphins sont donc utilisés comme source de « motivation » ou comme
« récompense » auprès des patients.
Lors des séances de thérapie, le patient est « récompensé » en
« récompensant » l’animal par des caresses, en le nourrissant ou encore en
étant remorqué, accroché à leur nageoire dorsale.
L'équipe des intervenants varie selon les endroits, mais est en général
constituée d'un dresseur de dauphins et d'un ou de psychologue(s) ou
thérapeute(s) particulier(s). Les parents étant inclus ou exclus, selon les
cas également.
Le champ d'action de la « thérapie assistée par les dauphins » (en captivité
et avec des dauphins libres) est très vaste. On y retrouve des patients
souffrant d'un ou de plusieurs troubles suivants : retard mental, autisme,
dépression, anorexie, troubles émotionnels et d'estime de soi, troubles de
concentration, problèmes cognitifs, phobies, syndrome de stress
post-traumatique, syndrome de Down (Trisomie), dyslexie, cancer,
mucoviscidose, cécité, surdité, handicaps physiques, lésions de la moelle
épinière,…
La thérapie assistée par les dauphins est à considérer comme une « technique
d'intervention alternative » aux thérapies traditionnelles qui peut aider,
compléter ou renforcer les résultats ou progrès obtenus au cours de celles-ci,
mais qui ne les remplacent en aucun cas.
Cependant, ces «avantages» soulèvent des questions éthiques qui alimentent le
débat controversé de la captivité des dauphins. L'homme a-t-il le droit de
confiner des mammifères marins dont l'intelligence, le développement, la
grandeur et la puissance leur ont permis tout au long de l'évolution de
s'adapter à la perfection au milieu marin ? L'équilibre et le bien-être de
l'homme ne peuvent être atteint qu'à travers une relation équilibrée et
respectueuse du monde naturel.
8.2.
La thérapie des « activités assistées par l’animal » (a.A.A.) :
Les programmes de «thérapie» avec
des dauphins libres diffèrent sensiblement des T.A.A. au niveau du déroulement
pratique.
La première grande différence réside dans le statut des animaux «utilisés» et
donc dans la limitation d'actions des intervenants sur les mammifères.
En effet, les dauphins libres sont, il ne faut pas l'oublier, des animaux
sauvages sur lesquels nous n'avons pas d'emprise. Pas question, ici, de
dressage.
Le type d'interactions réside dans le choix délibéré des dauphins de venir ou
non à la rencontre de l’homme.
Avec les dauphins libres, il n'y a pas de procédure de renforcement positif
par de la nourriture. Nourrir des animaux sauvages porte atteinte à leur
santé, leur survie mais va également à l'encontre de la Loi sur la Protection
des Mammifères Marins.
Les patients qui participent aux programmes de thérapie avec des dauphins
sauvages ne sont par conséquent pas « récompensés » ou « motivés » par la
promesse d'un contact physique avec les animaux
La vague de la « delphinothérapie » s'est développée parallèlement à
l’engouement des gens pour « l'univers merveilleux du dauphin ». C’est ainsi
que des idées véhiculées quant aux pouvoirs de guérison des dauphins ont donné
lieu à des exagérations. C’est pourquoi, certains spécialistes abordent la
delphinothérapie avec scepticisme.
Aucune étude,à ce jour, n'a pu prouver que la delphinothérapie était plus
efficace que les thérapies assistées d’autres animaux.
De l’avis, unanime, des spécialistes de la santé, je peux dire que pour qu’une
thérapie soit vraiment efficace, il faut qu'elle s'étale sur une durée de
plusieurs mois… or, dans la thérapie assistée avec les dauphins, je constate
qu’il s'agit d'une thérapie « d’une semaine intensive» !
Trop souvent, des parents d'enfants «fragilisés» arrivent dans les endroits
pratiquant la delphinothérapie avec des espoirs énormes. Surévaluant les
effets possibles. La déception de ces parents peut être énorme. Il est
certain que cette thérapie peut être efficace mais aucune étude, à ce jour,
n'a pu en prouver les effets miraculeux !
Par ailleurs, certains n'hésitent pas à affirmer les effets «spectaculaires»
de la delphinothérapie.
Il faut, également, savoir, que l’exercice de la delphinothérapie n’est soumis
à aucun contrôle. L'absence de régulation permet donc à «n'importe qui» de
s'improviser «thérapeute», «docteur» et de mener ses propres programmes…
Néanmoins, je pense que les dauphins sont des mammifères fascinants. Ceux qui
ont eu la chance de les voir évoluer en liberté et de croiser leur regard
gardent un souvenir inoubliable. Leur seule présence suffit à provoquer
l'enthousiasme, la joie, la bonne humeur… Si rencontrer des dauphins peut
«aider» des enfants, des adultes en difficulté, alors pourquoi ne pas essayer.

9.
temoignages interessants sur la zootherapie.
« Les recherches en zoothérapie : des résultats éloquents.
Des recherches ont été effectuées. Voici quelques-uns des résultats et des
observations, dégagés de ces expériences. Certains ont été tirés du livre
Pets and the Elderly : The Therapeutic Bond, d‘Odean Cusack et Elaine Smith.
D’autres ont été mentionnés par les personnes interviewées.
Résultats de recherches :
Déjà en 1929, des expériences en laboratoire ont indiqué que le pouls d’un
chien ralentissait et que la tension artérielle s’abaissait à la suite du
toucher par un humain.
Aujourd’hui, les chercheurs confirment que ce résultat n’est pas à sens
unique. Il existe une relation symbiotique entre l’animal et l’humain. Le
contact avec un animal apaise autant le maître que l’animal. Parler à des
gens augmente la tension artérielle, parler à un animal la réduit.
Un chien peut sauver la vie d’un humain : prenons le cas d’un aîné ou d’une
personne en perte d’autonomie qui vit seul, ayant pour toute compagnie son
chien. Celui-ci devient son système d’alarme qui entend tous les bruits. Il
peut permettre à l’individu de demeurer à la maison plus longtemps puisqu’il
s’y sent en sécurité. L’animal incite un propriétaire à demeurer actif. En
effet, il doit être nourri, soigné, lavé, peigné et promené.
La compagnie d’un animal ne fait pas que combler un besoin psychologique dans
la vie d’un aîné : il pourrait aussi lui permettre de vivre plus longtemps.
Dans un projet réalisé par Andrysco, une aînée, violentant verbalement ses
compagnons et souffrant d’anxiété, a cessé ces comportements lorsqu’elle fut
mise en présence d’un chien thérapeute dressé pour la zoothérapie. Après ce
contact, elle a commencé à accepter sa réalité présente. Petit à petit, elle
s’est rétablie.
D'après certaines recherches effectuées par l’Université de Pennsylvanie, les
propriétaires d’animaux récupèrent plus facilement d’une maladie que les
autres. Les résultats de l’étude d’Erica
Friedmann et de quelques
collègues sont clairs: la guérison, à la suite d’un accident
cardio-vasculaire, est grandement accélérée si le malade possède un chien.
Une étude sur les effets thérapeutiques de la présence d’un animal a été
effectuée auprès de trois groupes d’aînés.
On a
remis aux premiers cinq perroquets ; le deuxième groupe a reçu des bégonias ;
le troisième groupe (qu’on appelle un groupe de contrôle) n’a eu droit ni à
l’un, ni à l’autre. Les douze individus à qui l’on avait remis des perroquets
ont montré des signes d’amélioration (ceux ayant reçu des plantes aussi), tout
spécialement dans leurs attitudes concernant leur santé et les autres, tandis
qu’on n'a pas dénoté de changements significatifs pour le groupe de contrôle.
Au Colorado, un centre d’accueil a adopté un chien afin d’en faire cadeau à un
aîné alcoolique. Prénommée Buffy, elle a permis au patient de reprendre goût à
la vie, de maîtriser son alcoolisme et de participer plus activement aux
activités de groupe.
Des recherches ont indiqué qu’une personne fixant un poisson dans un aquarium
pendant trois minutes verra sa tension artérielle s’abaisser.
« Les animaux sont intéressants, ils nous occupent. Leurs cabrioles et sauts
sont souvent amusants. Ils aiment vivre et amuser les humains. Cohabiter avec
un animal peut même développer le sens de l’humour ! A-t-on souvent vu des
adultes se rouler par terre, courir après un autre humain par plaisir,
roucouler des mots doux, etc.? Pourtant, c’est ce qui se produit lorsqu’une
personne vit avec un animal, un chien en particulier. La présence d’un animal
ne fait pas qu’amorcer les conversations et promouvoir le développement d’un
lien dans un groupe. Elle permet aussi le développement de nouvelles amitiés
avec des étrangers. C’est ce qu’a observé Peter Messent, de l’Animal Study
Center, en Angleterre. Il a étudié le comportement des étrangers, face à la
présence d’une personne accompagnée de son chien en certaines occasions, et
seule d’autres fois. Dans le premier cas, il a observé une réaction quelconque
de la part de 22% des étrangers, comparativement à 2% lorsque l’individu
n’était pas accompagné de son chien. Dans une société où les deux parents
travaillent, la présence d’un animal peut permettre à l’enfant de développer
des liens d’amitié et lui procurer une certaine stabilité. L’enfant peut aussi
partager ses joies, ses peines et ses angoisses ».
Extrait
de l’article de Guylaine Malboeuf,
Le Journal des psychologues – Mars 1999.

Tous les documents que j’ai pu
consulter pour l’élaboration de ce travail ainsi que les avis éclairés des
spécialistes de la zoothérapie que j’ai rencontrés me permettent de dire que
l’influence positive des animaux familiers sur la santé et la qualité de vie
de l’homme a donné une nouvelle dimension à la relation homme/animal.
La compréhension du rôle de l’animal
dans ses aspects sociaux, psychologiques et d’assistance a profondément évolué
aux cours des dernières décennies.
La figure emblématique de l’Animal au
secours de l’Homme en difficulté est certainement le chien-guide d’aveugle.
Mais les domaines des assistances animales se sont considérablement élargis au
cours des dernières décennies.
Spécialistes en médecine vétérinaire
et humaine, psychologues et éthologues ont apporté des preuves irréfutables
sur les bienfaits que les animaux familiers apportent à la santé de l’homme.
Tant en qualité d’aide sociale, qu’en qualité de « préventionniste » de
maladies. Je pense en particulier à la réduction des maladies
cardio-vasculaires et aux effets bénéfiques sur les névroses et psychoses
ainsi que sur les maladies psychotiques.
Je suis persuadé que des critères
émotionnels propres à chaque individu jouent également un rôle déterminant
dans les bénéfices qu’apporte la présence animale. J’ai pu constater que les
détenteurs d’animaux familiers ont tendance à percevoir leur situation
personnelle de manière plus positive et appréhendent mieux leurs problèmes.
Evidemment, les possibilités qu’ont
les animaux d’exercer une influence positive ont des limites.
J’insiste sur le fait que
l’utilisation professionnelle des animaux « co-thérapeutes » impose une
sélection minutieuse de l’animal ainsi qu’un entraînement adéquat. De plus,
quiconque ne peut se proclamer zoothérapeute. Ce métier demande des
connaissances éthologiques et doit être exercé par des professionnels en
sciences médicales et psychologiques. Les animaux sont des soutiens
psychologiques et plus spécifiquement des compagnons en matière de
rééducation, d’assistance aux personnes handicapées, malades, âgées, en perte
d’autonomie ou en difficulté sociale.
La zoothérapie est reconnue
scientifiquement et doit être utilisée avec la protection et le respect qui
sont dus à l’animal.
Un compagnon à plumes ou à quatre
pattes est bénéfique pour le développement de l’enfant et est bien souvent,
inconsciemment, le médiateur au sein des familles. C’est aussi un réconfort
pour les personnes âgées. Aujourd’hui, ce compagnon est un membre à part
entière de la cellule familiale.
Je souhaiterais que les hôpitaux et
les maisons de retraite soient plus enclins à accepter un animal en qualité de
« co-thérapeute ».
Toutes les connaissances devraient
être mises en œuvre afin que le potentiel « animal » puisse être exploité au
bénéfice de l’homme.
J’aimerais que les politiciens
prennent en compte les aspects positifs de la thérapie assistée par l’animal
et puissent mettre en œuvre une politique sanitaire et financière tenant
compte de ces nouvelles « médecines ». En effet, puisque les effets
préventifs des animaux familiers sur le bien-être de l’homme sont connus, il
faudrait tenir compte de ces nouveaux paramètres qui pourraient entraîner une
baisse des coûts de la santé publique.
A travers ce dossier, j’ai souhaité
faire partager ma passion pour les animaux familiers et démontrer les aspects
positifs qu’apporte un animal de compagnie. J’ai également souhaité
sensibiliser le lecteur aux aspects positifs que peut apporter cette nouvelle
thérapie fondée sur la coopération harmonieuse entre un homme et un animal.
Ce sujet m’a
passionné. Toutefois, je suis bien conscient qu’il reste encore beaucoup à
dire. Comme tous les sujets passionnants on n’en voit jamais la fin !

[6]
Natacha AYMON, Psychologue clinicienne - L’animal dans la vie de l’enfant
- Le Journal des Psychologues – Mars 1999
[27]
Giardiose : Parasite protozoaire (être vivant unicellulaire). Affection
liée au péril fécal, transmission des kystes avec l'alimentation, les eaux
souillées, les mains sales.
REMERCIEMENTS
Je tiens tout spécialement à
remercier mon directeur de travail, Monsieur Pierre
Parent, pour les précieux
conseils qu’il m’a donné durant toute la durée de mon TFE, sans oublier
Monsieur Paul Bouhy, professeur
de sciences ainsi que les professeurs de langues qui m’ont soutenu tout au
long de l’année et m’ont apporté beaucoup de choses.
Merci à Monsieur Jean-Claude
Oger et Madame Chantal De
Baerdemaecker qui pendant ces 6 années de secondaires m’ont vivement
encouragé et aidé à surmonter mes problèmes en mathématiques.
Un merci tout spécial à Madame
Marguerite Laloyaux qui m’a
permis d’acquérir une bonne base d’anglais malgré le fait que … je ne serai
certainement jamais interprète !
De manière plus générale, je remercie
l’ensemble du corps professoral de l’ISAN pour l’aide et le savoir qu’il m’a
prodigué au cours de mes études.
De même, merci aux éducateurs,
Monsieur Philippe Piette
et Madame Marika Eburie qui
pendant mes années en secondaire étaient toujours là quand j’avais besoin
d’eux.
Un tout, tout grand merci à Madame
Valérie MATERNE et sa maman pour la lecture du dossier et leur aide précieuse
pour les traductions.
Un grand merci à Monsieur Benoît
Grandjean qui m’a aidé dans la construction du montage vidéo.
Un tout grand merci à Dominique Y, à
l’ASBL « Dyadis » et à Madame Anne-Cécile GROULART, psychothérapeute, pour
leur disponibilité lors des interviews.
Mes remerciements, enfin, à mes
parents qui m’ont bien évidemment soutenu pendant la durée de ce travail.
Dans les moments difficiles, ils n’ont cessé de m’encourager. Merci à eux de
m’avoir permis de vivre entouré d’animaux qui m’ont apporté une aide précieuse
dans la gestion du stress et des angoisses. J’aurai une pensée particulière
pour Donna qui m’a aidé à surmonter les hospitalisations successives et m’a
donné un but pour être rapidement sur pied.

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Émissions
télévisées :
w
BRASSEUR Claudine, Le Jardin extraordinaire, documentaire, RTBF, le
16/04/2006 (au Centre hospitalier Interrégional Edith Cavell à Uccle,
fondation du Prince Laurent)
w
Documentaire, TF1, le 26/11/2005


Annexe 1
Annexe 2

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