Institut Saint-Aubain Namur

 

LESIRE Xavier

LA ZOOTHERAPIE

 

 

Année scolaire 2005 - 2006

 

Année civile 2006

 

Table des matières

 

 

         Remerciements         …………………………………………………….     p.         3

 

1.         Introduction   ………………………………………………………………    p.         5

 

2.         Histoire - Définition  …………………………………………………….     p.         68

            2.1.      Un peu d’histoire       ……………………………………………    p.         6 - 7

            2.2.      Qu’est-ce que la zoothérapie ?          …………………..…….   p.         8

 

3.         Du lien « Homme/Animal » à la zoothérapie           ……………….   p.         9

            3.1.      Les bienfaits reconnus de la présence animale     ……...  p.         10

            3.2.      La zoothérapie : discipline multidisciplinaire         ………  p.         11

            3.3.      La zoothérapie, complément

des thérapies traditionnelles          …………………………   p.         11

 

4.         L’Animal, un complément d’intervention polyvalent          ………  p.         12

 

5.         La zoothérapie, une activité qui se prépare            ………………..  p.         1314

            5.1.      La formation du zoothérapeute         ………………………….  p.         13

            5.2.      La faculté d’adaptation du thérapeute         ………………..  p.         13

            5.3.      Le thérapeute, sélectionneur et entraîneur de l’animal   p.         13

            5.4.      Le thérapeute et l’évaluation de l’animal   ………………..  p.         14

5.4.1.   Au niveau du comportement           ………………..  p.         14

5.4.2.   Au niveau de la santé          ………………………….  p.         14

 

6.         La zoothérapie et les risques pour la santé ………………………….  p.         1519

            6.1.      Risques traumatiques           ……………………………………  p.         15

            6.2.      Risques allergiques   …………………………………………….   p.         16

            6.3.      Risques infectieux     …………………………………………….   p.         1618

            6.4.      Mesures préventives générales       ………………………….  p.         18

            6.5.      Mesures préventives pour les animaux      ………………… p.         19

 

7.                 La zoothérapie au service des personnes en difficultés     ………  p.         2033

            7.1.            La zoothérapie et les personnes

physiquement handicapées             ………………………….   p.        2022

            7.2.            La zoothérapie et les personnes non voyantes       ……….  p.         23 - 24

            7.3.            La zoothérapie et les personnes

handicapées mentales          ……………………………………  p.         2529

7.3.1.   L’hippothérapie ou équithérapie      ………………...  p.         25 - 26

7.3.2.      En Argentine : Zoothérapie avec les chiens ……… p.         2729

             7.4.            La zoothérapie pour les personnes âgées    ………………... p.         30 - 31

             7.5.            La zoothérapie dans les hôpitaux     ………………………….. p.          32 - 33

 

8.         La Delphinothérapie ou thérapie assistée par les dauphins          p.         3437

            8.1.      La thérapie assistée par l’animal (T.A.A.)   …………………p.          35

            8.2.      La thérapie des « activités assistées par l’animal (A.A.A)  p.         36 - 37

 

9.         Témoignages intéressants sur la zoothérapie        ………………..  p.         38 -39

 

10.       Conclusion     ……………………………………………………………….   p.         40 – 41

 

            Bibliographie  ……………………………………………………………….   p.        42 – 43

 

            Annexes         ……………….………………………………………………   p.         4448

 

 

 

1. introduction

 

 

Les animaux domestiques font partie de notre vie quotidienne : si on n’en possède pas un soi-même, il se trouve, bien souvent, un parent ou un ami qui en détient un.

 

Ces animaux sont présents dans l’art et la littérature.  La publicité en fait grand usage.  Nous les voyons tous les jours à la télévision.  Ils occupent les conversations à tel point qu’il n’est pas exagéré de dire qu’ils ont un rôle considérable dans notre société. 

 

L’alliance fructueuse entre l’homme et l’animal a retenu l’attention des professionnels de la santé et de l’éducation.  Si bien que ces dernières années, nous assistons à une progression sans précédent de la pratique de la zoothérapie.

 

 L'enthousiasme actuel pour la zoothérapie trouve principalement son origine dans les travaux de Boris Levinson[1].

 

À la fin des années 50, ce psychologue américain fut le premier à décrire le rôle de catalyseur social que peut jouer l'animal.  Selon lui, les animaux sont particulièrement utiles pour les personnes qui sont à des stades plus vulnérables de la vie.  Boris Levinson a été un des premiers à intégrer l'animal dans des séances de thérapie et à se servir de celui-ci comme outil thérapeutique complémentaire. 

 

La présence d’animaux sur les lieux d’intervention, l’équithérapie, la delphinothérapie voilà bien des sujets nouveaux qui méritent que je m’y intéresse. 

 

Je tenterai, au cours de ce dossier, de démontrer que la pratique de la zoothérapie apporte à la personne handicapée tant physique que mentale ou temporairement invalide, une aide précieuse dans la vie quotidienne, une possibilité de dépasser son handicap ou, tout simplement, un réconfort moral

 

Je tiens également à préciser que suivant les études scientifiques que j’ai consultées, l’acquisition d’un animal domestique ne profite pas uniquement aux personnes handicapées ou aux personnes dans le besoin mais procure aussi des effets positifs sur un être en pleine santé. 

 

Il me paraît évident de dire que les effets positifs de la relation homme/animal se réalisent pour autant que la possession d’animaux familiers se fasse de façon responsable, et en tenant compte des exigences des animaux eux-mêmes. 

 

Je souhaite, également, souligner que ce travail se veut plutôt une contribution à la compréhension de la zoothérapie qu’une analyse psychologique proprement dite.

 

 

2. historique - definition

   

 

2.1. Un peu d’histoire

 

 

La relation homme/animal est inscrite dans l’histoire.  Il y a maintenant plus de dix mille ans que l’animal vit auprès de l’homme. 

 

L’attrait et l’intérêt ancestraux de l’homme pour l’animal se constatent encore aujourd’hui en visitant, par exemple, les grottes de Chauvet, dans l’Ardèche (France) où des fresques laissées par l’homme préhistorique représentent des fusions entre lui et l’animal. 

 

Sur un site israélien vieux de 12.000 ans, des archéologues ont mis à jour, une sépulture dans laquelle était enterré un enfant entourant de ses bras un chiot. 

 

Sur les restes archéologiques des portes de Pompéi[2] on peut également lire l’inscription « Cave canem » (« Attention au chien ») ce qui semble prouver l’existence du chien de garde au 1er siècle de notre ère.  La poésie et la mythologie gréco-romaine regorgent d’illustrations tendant à prouver l’existence du chien dans la vie quotidienne humaine.

 

Plus particulièrement, la relation entre le chien et l'homme est une histoire vieille de plusieurs milliers d'années.

 

En Egypte, le chien Anubis[3], incarne le gardien des morts.  En Grèce antique, Cerbère[4] garde scrupuleusement les portes de l'Enfer.  Les Romains le traitent comme un véritable animal de compagnie.

 

En Europe, le chien est sacralisé ou persécuté, notamment au Moyen Age.  Du 15ème au 17ème siècle, posséder des animaux de compagnie était considéré comme un culte païen et la personne en possession de tels animaux était condamnée pour sorcellerie.  Il faut attendre le 18ème siècle et ses « Lumières » pour que l’animal de compagnie soit réhabilité.  A la Renaissance, grâce à la chasse à courre, très prisée par la noblesse, il trouve peu à peu sa place et devient le compagnon idéal.

 

Au 19ème siècle, il devient « indispensable » pour la classe bourgeoise, de s’afficher avec un animal domestique.  Si dans un premier temps, le chien avait un statut d’aide aux travaux de la ferme et de la campagne, la révolution industrielle l’a modifié et actuellement, la plupart de nos chiens ont acquis un statut de compagnon, voire de gardien.

 

De nombreux chiens se sont illustrés par leur bravoure.  Je retiendrai, Barry, le Saint-Bernard suisse qui sauva, au XIXème siècle, plus de 40 personnes.  Au XXème siècle, la chienne Laïka (1957) de la race du même nom, est le premier être vivant à voyager dans l'espace, à bord de l'engin spatial russe Spoutnik-2.

 

Dernière prouesse en date, Mike, aveugle, a été sauvé par son Labrador.  Coincé au 78ème étage de la tour nord du World Trade Center en feu lors de l’attentat terroriste du 11 septembre 2001, Mike s’est laissé guider par son fidèle compagnon dans les escaliers …

 

 Au XXème siècle, on remarque donc une évolution dans la relation homme/animal qui apparaît comme le dit Ange CONDORET[5] comme le « substitut idéal de tout ce qui manque à l’homme adulte » [protection, lien avec le passé, médiateur de contacts humains, facteur de valorisation personnelle et support affectif].

 

Si on se réfère à la littérature scientifique, ce serait Jingles, le chien de Boris LEVINSON, Professeur de psychologie à Yeshiva University de New-York, qui serait à l’origine de ce qui deviendra la « thérapie assistée par l’animal » 

 

Natacha AYMON[6] raconte : « Le chien de Boris LEVINSON, présent un jour par mégarde dans le cabinet de son maître alors que celui-ci recevait en consultation un enfant autiste et ses parents, profita de cette aubaine et proposa au petit patient de jouer avec lui, alors que les adultes parlaient entre eux.  Une interaction naquit doucement, à la stupéfaction de tous.  A la fin de la séance, l’enfant autiste parla pour la première fois, demandant de revenir voir le « Dr Jingles », qui disait-il, était « vraiment un drôle de médecin ! »

 

Ainsi LEVINSON s’est-il penché sur l’étude de la « thérapie assistée par l’animal », sans oser toutefois en parler à ses collègues … pendant une bonne dizaine d’années.

 

Aujourd’hui commencent à s’ouvrir les institutions et les esprits, pour laisser entrer un bout de nature avec quelques museaux un peu sales mais pleins de chaleur, de simplicité et de générosité.

 

 

2.2. Qu’est-ce que la zoothérapie ?

 

 

Le mot « zoothérapie » provient du mot grec « zoo » qui signifie « animal » et de thérapie qui vient du mot grec « therapeia », soin, cure.

 

Selon François BEIGER[7], on peut définir la zoothérapie comme « étant une activité qui s’exerce sous forme individuelle ou en groupe à l’aide d’un animal familier, sélectionné et entraîné, introduit par un intervenant qualifié, en collaboration avec des professionnels de la santé, dans l’environnement immédiat d’une personne chez qui l’on cherche à susciter des réactions visant à améliorer son potentiel cognitif[8], physique[9], psychosocial[10] ou affectif[11]. »

 

La zoothérapie est donc utilisée comme un « auxiliaire » aux thérapies conventionnelles.  Le thérapeute utilise « l’animal » comme un « outil » à des fins préventives[12], thérapeutiques[13] ou récréatives.

 

Il est important de souligner que « la zoothérapie ne guérit pas », elle n’est pas une médecine.

 

 

  

3. du lien « homme/animal »        à la zoothérapie

 

 

 

Qui n’a jamais arrêté un passant pour parler et caresser son chien ?  De nos jours, les animaux revêtent une grande importance dans la vie des gens.  Les études s'accordent pour dire que, toutes espèces confondues, plus de 50% de personnes possède un animal à la maison.  Pour beaucoup, l'animal de compagnie occupe un statut particulier.  En effet, la majorité des propriétaires d'un animal considère ce dernier comme un membre de la famille.

 

C’est à partir de l’attrait que l’animal suscite et de sa capacité de stimuler l’humain que les activités de zoothérapie s’élaborent.

 

Cependant, jusqu'à ce jour, les théories tentant d’expliquer le fonctionnement de la relation homme/animal restent incomplètes.

On ne sait pas vraiment pourquoi certaines personnes aiment et recherchent la présence des animaux alors que d'autres sont indifférentes.

 

La solidarité qui existe entre l’homme et l’animal pour effectuer certains travaux, certaines tâches, date de l’antiquité et perdure encore de nos jours.  En voici quelques exemples :

 

dans les travaux des champs (le bœuf, le cheval, l’éléphant, le dromadaire, le mulet) ;

▫ dans le transport des personnes ou dans la migration des peuples (chameaux, rennes, éléphants, chiens de traîneau) ;

▫ dans le transport de matériel lors des migrations (rennes, chiens de traîneau, chameaux, ânes) ;

▫ dans la chasse (les chiens, les chevaux, le faucon, le chien polaire) ;

▫ dans les secours (chiens d’avalanche, chiens de catastrophe) ;

▫ dans les services (chiens de dépistage, chiens de drogue, recherche d’une personne perdue) ;

▫ dans l’assistance (les chiens d’aveugle, les chiens pour personne handicapée physique, chiens pour mal entendant).

 

 

3.1. Les bienfaits reconnus de la présence animale

 

Dans la vie de tous les jours pour la santé humaine, (sur les plans physique, cognitif, social et psychologique), les bienfaits de la présence animale ont ouvert naturellement la voie à l’utilisation plus structurée de l’animal auprès de gens aux prises avec des problèmes de toutes sortes.

 

Les scientifiques s’accordent à penser que le simple fait de posséder un animal de compagnie a, en lui seul, une influence prophylactique sur l’homme.

Je citerai quelques exemples issus d’études réalisées par Garry L. JENNINGS, scientifique australien :

 

-   les personnes qui possèdent un chien sont incitées à marcher à l’air frais, à organiser leurs activités quotidiennes, et à se rapprocher de la nature mais aussi à adopter un style de vie plus sain ;

 

-   ceux qui possèdent des animaux familiers courent moins de risques de maladies cardio-vasculaires, la pression sanguine peut diminuer et le cholestérol s’abaisser ;

 

-   l’animal de compagnie qui ne demande pas à être promené exerce aussi une influence positive sur la santé psychique et physique de l’homme ;

 

-   8% des possesseurs de chiens et même 12% des propriétaires de chats, rendent moins souvent visite à leur médecin que ceux qui ne possèdent pas d’animal domestique ;

 

-   concernant les personnes atteintes psychiquement, les animaux familiers exercent un effet de revalorisation de soi-même et facilitent les contacts sociaux.

 

3.2. La zoothérapie : discipline multidisciplinaire

 

La zoothérapie englobe des domaines tels que :

 

-          la psychologie[14] ;

-          l’ergothérapie[15] ;

-          l’orthophonie[16] ;

-          la psychomotricité[17] ;

-          la psychiatrie[18] ;

-          la kinésithérapie[19].

 

 

3.3. La zoothérapie complément des thérapies traditionnelles

 

                       La zoothérapie peut, également, compléter les interventions traditionnelles, tous âges confondus, dans une multitude de domaines :

 

-       problèmes d’apprentissage ;

-       troubles de la personnalité ;

-       problèmes de comportement ;

-       déficits cognitifs, retards de développement ;

-       problèmes relationnels ;

-       solitude et dépression ;

-       problèmes d’attention et de concentration ;

-       déficience intellectuelle ;

-       isolement ;

-       manque de stimulation sensorielle et retrait ;

-       réadaptation physique,

-       délinquance,

-       faible estime de soi,

-       violence,

-       etc.

 

 

 

4. l’animal, un complément

     d’intervention polyvalent

 

 

Peu importe la nature, la fréquence et la durée d’un programme d’activités de zoothérapie, l’animal s’avère toujours un outil précieux. D’abord et avant tout parce qu’il constitue un stimulus simple, connu de tous.  Il n’exige aucune compétence particulière de la part du malade et ne l’oblige à aucune performance.  Il peut servir de dérivatif à l’anxiété d’une personne face à une autre non connue.  En effet, les personnes accompagnées d’un animal sont perçues comme plus amicales et plus accessibles que les autres.

 

Le contact avec l’animal est apaisant.  Il est une source d’affection inconditionnelle, sans égard au comportement ou à l’apparence physique des personnes.  Flatter un animal peut être réconfortant.  Cela peut aider à calmer une peine mais aussi à favoriser le jeu et les rires.  Cet état ludique apporte plaisir, spontanéité et changement de la réalité quotidienne des personnes éprouvant des dysfonctionnements cognitifs, psychologiques ou physiques.

 

L’animal peut tantôt agir comme source de stimulation, tantôt servir d’agent de renforcement lors de l’accomplissement de certaines tâches, par exemple, lors d’exercices de réadaptation physique.  En plus d’améliorer la qualité de vie générale des gens, le zoothérapeute pourra dans beaucoup de situations élaborer des activités de zoothérapie de façon à augmenter le sens des responsabilités.  Des activités de brossage ou d’entretien pourront contribuer à cette impression de se « sentir utile ».

 

Dans les établissements de santé, l’animal peut agir comme facilitateur social, au sens où il favorise la conversation et les interactions entre les résidants en procurant des sujets de conversation neutres et non menaçants.  Il favorise un contact chaleureux et augmente le nombre et la qualité des interactions entre les résidants, leur famille et le personnel.  De plus, il contribue à une bonne relation entre le patient et le thérapeute.

 

Enfin, il faut retenir que le recours à l’animal dans un contexte thérapeutique n’est pas souhaitable pour tous.  On ne doit jamais forcer une personne à interagir avec un animal si elle ne le désire pas.  Il s’agit, ici, de respecter le bien-être de toutes les parties.

 

 

 

5. la zoothérapie, une activité

     qui se prepare

 

 

La zoothérapie regroupe un grand nombre de programmes utilisés par un professionnel que l’on appelle le zoothérapeute.  Pour être un bon zoothérapeute, il faut que celui-ci étudie les capacités de l'animal vis-à-vis de l'être humain et qu’il soit le lien, le médiateur entre l’animal et le patient.

 

Introduire un animal dans un hôpital, un centre d’hébergement, une école, une maison de retraite, …, n’est pas comparable à l’adoption d’un animal à la maison.

 

 

5.1.   La formation du zoothérapeute

 

 Elle est primordiale, tout un chacun ne peut s’investir de cette fonction.  Celui-ci sera appelé à intervenir auprès de patients souvent très malades ou lourdement handicapés.

 

Des médecins psychologues ou psychiatres, entourés de kinésithérapeutes et d’éducateurs constituent généralement l’équipe de zoothérapie.  Mais, actuellement, les conditions légales pour exercer la zoothérapie n’ont pas encore été légiférées.

 

 

5.2. La faculté d’adaptation du thérapeute

 

Le thérapeute devra s’adapter au fonctionnement et aux exigences de l’établissement auprès duquel il travaillera.  Pour que les conditions optimales soient réunies, il est important que le personnel soignant soit sensibilisé à l’exercice de la zoothérapie.  De plus, le zoothérapeute devra connaître les membres du personnel qui sont mal à l’aise en présence d’un animal et en tenir compte lors des activités.  La réussite d’un traitement de zoothérapie est subordonnée à un bon travail d’équipe.

 

5.3. Le thérapeute, sélectionneur et entraîneur de l’animal

 

Le thérapeute devra sélectionner et entraîner soigneusement son animal, connaître au mieux son comportement.  Il pourra ainsi utiliser, au mieux, les capacités propres de l’animal.  Le choix de l'espèce avec laquelle il estime atteindre le mieux les objectifs constitue un préalable au démarrage d'un programme de zoothérapie.  Il est donc essentiel que le zoothérapeute ait une très bonne connaissance éthologique[20] des animaux.

 

 

5.4. Le thérapeute et l’évaluation de l’animal

 

Il devra également procéder à une évaluation soigneuse des animaux.  En zoothérapie, il ne faut jamais utiliser un animal dont on ne connaît pas l'état et l'histoire de santé ou pour lequel on a des doutes quant à ses aptitudes comportementales.

 

5.4.1.          Au niveau du comportement : il est important que l'animal montre un intérêt envers les humains et qu'il soit obéissant. 

L'animal choisi doit avoir un bon tempérament, c'est-à-dire qu'il doit être enjoué, stable émotionnellement et non agressif.

 

5.4.2.          Au niveau de la santé de l’animal : il est indispensable que l’animal ait un carnet de santé et soit suivi régulièrement par un vétérinaire.  Ceci afin de réduire au minimum les risques de transmission de maladie.

Un programme de prévention comporte généralement les points suivants:

 

▫  visite initiale et bimensuelle chez le vétérinaire ;

 

▫  connaissance de la provenance de l'animal ;

▫  introduction contrôlée des animaux dans les établissements ;

▫  toilettage et entretien réguliers.

 

En tout état de cause, il faut souligner que :

 

▫    le recours à l'animal dans un contexte thérapeutique n'est pas souhaitable pour tous, on ne doit jamais forcer une personne à interagir avec un animal si elle ne le veut pas ;

 

▫    l’exercice de la zoothérapie en milieu institutionnel impose l’observation de règles élémentaires d’hygiène, de prudence, d’éthique[21] et de sécurité ;

 

▫    La triade[22] thérapeutique patient-animal-thérapeute est une activité qui ne s’improvise pas mais qui se construit !

 

 

 

 

 

 

 

 

6.     la zoothérapie et les risques pour      la santé

 

 L’introduction d’un chat, d’un chien, d’un oiseau, …, en institution, surtout en milieu hospitalier, provoque souvent la crainte de transmission de maladies infectieuses de l’animal aux patients et au personnel de l’établissement.

 

 Par des mesures préventives relativement simples il est possible de diminuer presque totalement les zoonoses[23].

 

  Les principaux problèmes soulevés par la présence d’un animal  en institution sont les suivants :

 

- Les risques de traumas ;

 

- Les risques d’allergies ;

- Les risques de transmission de maladies infectieuses de l’animal à l’homme.

 

 

6.1. Risques traumatiques

 

 Les animaux domestiques peuvent mordre et griffer.

Ces morsures ou griffures peuvent être responsables de lésions traumatiques et d’infections bactériennes

(Tableau 1 – ANNEXE 1page 44)

Il convient donc de nettoyer immédiatement la plaie avec de l’eau et de désinfecter avec un antiseptique[24].

 

Comme je l’ai dit précédemment, en zoothérapie, il est impératif de faire une bonne sélection des animaux avant de travailler avec eux.

Un des critères important est de choisir l’animal en fonction de son tempérament calme, docile, se laissant manipuler.

Par exemple, le zoothérapeute qui travaille avec un chien, utilisera un « adulte » qui aura moins tendance à tout mordiller ou lécher, à être attiré par toutes sortes d’objets tels que les médicaments, les tubes ou les fils.

 

Le zoothérapeute devra, également, apprendre au patient les règles de base à adopter envers l’animal comme ne pas le déranger quand il mange, dort, ne pas lui tirer la queue, les oreilles,…

 

  

 

6.2. Risques allergiques

 

Certaines personnes peuvent être allergiques aux pellicules, aux poils, à la salive, à l’urine ou aux autres secrétions animales.

Le chat, le cochon d’inde et le cheval sont des espèces animales très allergènes.

 

Certains chiens comme le Caniche, le Bellingon Terrier et les chats de race Rex perdent moins de poils et sont donc conseillés aux personnes allergiques.

 

La réaction allergique peut aussi varier en fonction de la race de chien.  Une personne peut être allergique au Collie et non au Labrador.

 

Pour diminuer ce risque, le zoothérapeute utilisera du shampoing anti-allergène 24 heures avant sa séance de travail.

 

Finalement dans le cas d’allergie, il faut mettre en rapport les bienfaits de la zoothérapie avec les désagréments causés par l’allergie et éventuellement renoncer au traitement thérapeutique.

 

6.3. Risques infectieux

 

Les animaux de compagnie peuvent transmettre des infections bactériennes, parasitaires, fongiques ou virales aux humains (Tableau 1 – ANNEXE 1 – page 44)

 

Les agents infectieux peuvent provenir des poils, des plumes, de la peau, de la gueule, des matières fécales, de l’urine, des éternuements, …

 

Les voies d’entrée de ces infections chez l’homme se font principalement par contact cutané, par ingestion ou par inhalation.

 

 En contact direct (caresse - se laisser lécher) l’humain peut développer :

 

                          wla Teigne[25]

                         wla Gale[26]

                         wla Giardiose[27]

 

 

 En contact indirect (selles infectées) l’humain peut développer :

 

                       wla Salmonellose[28]

       wla Campylobactériose[29]

       wla Toxoplasmose[30]

       wla Leptospirose[31]

 

 Certains agents infectieux (comme les œufs de certains parasites) doivent être en milieu humide et oxygéné pour être nocifs ;  l’enlèvement des matières fécales, chaque jour, diminue le risque de contamination.

 

 D’autres agents infectieux ont besoins d’un vecteur pour être transmissibles comme la borréliose de Lyme transmise par une tique.

 

Malgré le nombre important de zoonoses[32] existantes, le risque global de transmission de maladies infectieuses reste minime.  (Tableau 2 – ANNEXE 2 – page 45)

 

 Des mesures d’hygiène simples permettent de les éviter.

 

 Il faut aussi préciser que certaines maladies de l’homme diminuent son système immunitaire comme  :

 

wle diabète sucré

wl’immunodéficience congénitale

wla cirrhose du foie

wl’insuffisance rénale chronique

wla malnutrition

wla transplantation d’organe ou de moelle osseuse

 

 

Voici plus particulièrement quelques maladies mondialement connues que l’animal domestique peut contracter et transmettre à l’homme :

 

Le tétanos : maladie qui touche principalement les herbivores, mais là où c’est dangereux c’est que tous les animaux peuvent être porteurs.  Les causes de transmission à l’homme sont par infections de plaies et par injections.  Elle fait partie des maladies bactériennes[33].

 

La teigne : maladie très répandue, s’attaque surtout aux chats mais aussi aux chiens, aux bovins, aux rongeurs,…  Le risque de transmission est le contact direct avec les bêtes ou les objets infectés.  Cette affection fait partie des maladies fongiques[34].

 

La pneumonie pneumocystique : elle est répandue dans le monde entier.  Elle s’attaque aux sujets atteints du SIDA.  Les animaux qui peuvent la contracter sont les chiens, les chats, les rongeurs et les bovins.  Ils peuvent attraper la maladie en sortant, en s’exposant à l’environnement.  C’est une maladie parasitaire[35].

 

 

6.4. Mesures préventives générales

 

Il convient de :

 

toujours se laver les mains après avoir manipulé un animal et surtout avant de manger

■ éviter d’embrasser l’animal

■ ne pas laisser l’animal lécher le visage, la bouche ou des plaies

■ éviter tout contact avec les excréments ; pour un chat, nettoyer la litière chaque jour et désinfecter régulièrement avec de l’eau bouillante pendant 5 minutes

■ne jamais laisser l’animal seul avec le patient

■ éduquer le patient sur l’hygiène personnelle et sur la manipulation des animaux pour éviter toute blessure

■ interdire l’accès des animaux aux cuisines, au lieu d’entrepôt des aliments, au matériel stérile

■ rapporter tout incident au personnel médical ou au responsable du programme.

 

 

6.5. Mesures préventives pour les animaux

 

Il est indispensable de :

 

évaluer le tempérament et le comportement de l’animal avant de l’accepter en zoothérapie

ne choisir que des animaux adultes (plus d’un an).  En effet, beaucoup de maladies infectieuses ne sont plus présentes à l’âge adulte

éviter les animaux malades, les animaux exotiques (reptiles, amphibiens) et les femelles gestantes

demander un examen complet et l’administration de vaccins et vermifuges par un vétérinaire avant d’introduire un animal.

 

∙Avant l’introduction de l’animal, les tests de dépistage suivants sont suggérés :

-fungassay (chien, chat) pour éliminer les porteurs asymptomatiques de la teigne

-test de dépistage du FIV et FELV (chat) pour éviter d’introduire un animal immunodéprimé

-test de dépistage de la chlamydophilose (oiseau)

-test de dépistage de la leptospirose (chien)

vaccination annuelle chien : distemper, hépatite, leptospirose, parvovirus, parainfluenza, bordetellose et rage

vaccination annuelle chat : panleucopénie, rhinotrachéite, calicivirus, chlamydophilose, leucémie et rage

examen minutieux de la bouche et de la peau

prévention anti-puce

prévention pour les vers

analyse annuelle des matières fécales

    ■ tailler les griffes régulièrement

retirer immédiatement l’animal du programme lorsqu’un problème de santé survient : plaie, lésions cutanées, gingivite, tartre sévère, diarrhée, vomissement, toux, écoulement oculaire et nasal, …

 

En conclusion, Les animaux de compagnie ont la possibilité de    nous transmettre de nombreux agents infectieux mais les risques de transmission demeurent limités et des mesures préventives simples et réalistes peuvent les diminuer.

 

 

 

7.     la zoothérapie au service des        personnes en difficultés

 

 

7.1. la zoothérapie et les personnes physiquement handicapées

 

 

Une personne « déficient moteur » doit régulièrement faire des exercices pour garder ses muscles en forme et éviter qu’ils s’atrophient.  Les exercices que ces gens doivent accomplir deviennent souvent monotones et la motivation n’est pas toujours présente.

 

Lors de la rencontre avec l’animal, la personne handicapée doit bouger certaines parties du corps qu’elle n’a pas l’habitude de travailler. 

 

Le thérapeute se sert aussi de l’animal pour renforcer positivement l’effort que la personne effectue.  Par exemple, après avoir brossé le doux pelage du chat, celui-ci, en ronronnant bien fort et en se blottissant contre elle pour se faire cajoler récompense inconsciemment la personne.  Ou encore, l’oiseau qui demeure dans la main pour manger et ne s’envole pas constitue une très belle récompense pour la personne.

 

Les animaux « thérapeutes » sont, également, des animaux d’ « assistance » pour des personnes lourdement handicapées.

 

Aujourd’hui, les Golden retrievers et les Labradors sont deux races de chiens qui par leur taille, leur poids, leur caractère doux et leur force, conviennent plus particulièrement pour être les « auxiliaires de vie » de personnes se déplaçant en fauteuil roulant.

 

J’ai rencontré dans le cadre de ce travail, Monsieur Dominique Y, infirmier en soins palliatifs et « famille d’accueil» d’un chiot destiné à une personne à mobilité réduite.

 

Son rôle consiste à pré-éduquer le chiot Golden retrievers (de 2 à 18 mois) placé par l’ASBL « Dyadis ».

 

Dyadis est une ASBL fondée le 30 mars 1994 (Association Belge pour l’Attribution de Chiens d’Aide aux Handicapés).

 

« Dyadis » vient du mot latin « dyas-dyadis » qui signifie «nombre binaire». 

 

Le sens même de l’activité de Dyadis réside dans sa volonté de rendre aux handicapés physiques une part de l’autonomie dont la maladie ou l’accident les ont privés, et de participer ainsi activement à leur réinsertion sociale.

 

Si le chien d’aide est un « outil » exceptionnel qui exécute bon nombre de tâches généralement confiées à l’entourage de la personne handicapée, il est avant tout un compagnon fidèle de chaque instant et un intermédiaire inestimable dans la relation avec les autres.

 

Les handicapés connaissent bien ce phénomène fréquent qui fait qu’à leur vue, les gens s’écartent ou manifestent de la gêne.  Le chien crée alors le lien.

 

Comme le dit si bien Madeleine ARNOULD, co-fondatrice de Dyadis, elle-même en chaise roulante et partenaire du chien d’aide « FRIPON » : « mon chien ouvre toutes les portes, non seulement celles de la maison ou du magasin, mais surtout, celles du cœur ».

 

Le premier rôle du chien d’assistance est de faciliter la vie quotidienne de la personne handicapée moteur.

 

Le chien éduqué peut saisir des articles sur des rayons de supermarché, tendre et prendre de l’argent, décrocher le téléphone, ouvrir le frigo, ramasser délicatement des objets tombés à terre, …  Il pourra répondre à une centaine de commandes !

 

Son rôle social n’est pas à négliger car  sa seule présence a déjà des répercussions émotionnelles et sociales importantes (évite la dépression, les angoisses, la solitude, …)

 

« Il aide et assiste son maître dans la vie quotidienne.  Il est aussi un facteur d’intégration sociale car les gens s’intéressent au handicapé, notamment grâce à la présence de son chien.  Enfin et surtout il est un fidèle animal de compagnie ».

  

Monsieur Dominique Y raconte :

 

-         « Je connaissais le travail réalisé par Dyadis depuis plusieurs années mais c’est seulement en 2005 que je les ai contacté.  En effet, mon activité professionnelle ne me permettait pas d’être assez disponible. 

-         Pour être accepté en qualité de « famille d’accueil »,  il faut bien entendu du temps libre à consacrer au chien ou bien que le chien accompagne son éducateur au travail ; c’est encore mieux.  Il faut de préférence de l’espace pour l’accueillir … pas besoin d’un hectare, mais bien un espace de vie suffisant pour s’ébattre quand il ne travaille pas !  Il faut aussi le sortir … partout !  Il est aussi souhaitable d’avoir d’autres animaux (chien, chat volailles, ….)

-         J’ai donc signé avec l’ASBL un contrat moral et un engagement de bons soins envers le chiot.  De toute manière, le chien appartient à l’ASBL et n’est en aucun cas la propriété de la famille.  Si un problème survient, le chien est retiré.

 

 -         L’ASBL a le droit de contrôler la vie du chiot au sein de la famille d’accueil et tous les quinze jours, toutes les familles sont réunies pour faire le point.

-         Le choix du couple maître/chien se fait après une formation de six mois au Centre.  Le chien est alors âgé de ± 2 ans.  Le futur couple fait un stage de formation d’une semaine au Centre et ensuite une semaine au domicile de la personne à mobilité réduite.

-         Si le chien n’est pas déclaré apte à être chien d’assistance, il devient automatiquement « chien social » pour personne handicapée cérébrale qui a besoin de stimulations mais qui ne travaille pas (présence).  Sont réformés les chiens qui présentent une pathologie trop lourde et qui ne peuvent devenir « chien social » … ils sont alors mis à l’adoption.

-         Enfin, ma femme et moi-même constatons que cette « adoption temporaire »  et la participation bénévole de toute la famille à l’éducation du chien dans un but bien précis « assister une personne handicapée » a développé chez nos enfants le sentiment de dévouement, l’aide aux autres et le sens de la responsabilisation. »

 

 

 

 

 

7.2. la zoothérapie et les personnes non voyantes

 

 

C’est en 1915 que fut créé en Allemagne, à l’initiative d’un médecin militaire, le Dr KRAMER, le premier centre d’éducation de Berger allemand « chien-guide ».  Il s’agissait de recycler les chiens de guerre et leur usage était réservé aux aveugles de guerre.  Cette initiative a connu un grand succès et c’est ainsi que dans les années 1930, d’autres pays tels que : l’Amérique, l’Angleterre, la Suisse, la France, l’Italie et la Belgique créèrent des centres de formation afin d’éduquer des chiens destinés aux aveugles.

 

Aujourd’hui la formation de chien-guide pour personne aveugle est une pratique bien connue du public.  Le Berger belge, le Malinois, le Golden retrievers ou encore le Labrador répondent au profil requis tant par leur morphologie (bon marcheur - taille adaptée à la sature de la personne guidée), que par leur caractère (équilibré, curieux, sociable, obéissant, …) et leur entretien facile.

 

Dans ce contexte, ma famille a accueilli, voici quelques années, un Berger malinois de 5 mois.

Le chiot avait été rigoureusement sélectionné par l’équipe de l’Association belge de chiens d’aveugle.  (parents exempts de maladie telle que la dysplasie, lignée de chiens d’obéissance et de travail, etc).

 

Notre rôle consistait à apprendre à Xarou les règles élémentaires comme la propreté, marcher en laisse mais aussi à lui faire vivre le plus d’expériences possible afin de le familiariser à un maximum de situations de la vie quotidienne.

 

Nous avions reçu une carte officielle de la Ligue pour personne aveugle attestant son futur rôle de chien-guide.  Nous l’emmenions au supermarché, au restaurant, dans les transports en commun.  Nous pouvions également entrer dans les hôpitaux.  En effet, la personne pour laquelle le chien est destiné doit se rendre très certainement dans des institutions médicales.  A cette fin, le chien doit pouvoir accompagner son maître et attendre patiemment, sans aboyer ou japper, le retour de celui-ci.

 

Plus spécifiquement, lors des promenades nous devions marquer un temps d’arrêt devant la bordure d’un trottoir, devant un panneau ou devant un seuil de maison afin que le chiot apprenne systématiquement à marquer l’arrêt devant un obstacle et prévenir ainsi son futur maître de celui-ci.

 

Nous étions, bien entendu, encadré par un éducateur canin spécialisé.  Celui-ci nous rendait visite tous les quinze jours pour constater l’évolution du chiot, répondre à nos questions et donner des conseils.

 

  

A l’âge de 12 mois, Xarou a regagné l’Association pour une période de 6 mois.  C’est au cours de cette période que le futur propriétaire et le chien ont fait connaissance, aidés par un éducateur.  La finalisation de l’apprentissage vaut tant pour le maître que pour le chien.  Il s’agit de mettre en confiance la personne non voyante face à cette nouvelle perspective de vie et d’établir la « complicité confiante » du maître et du chien.

 

A l’issue de cette période de stage, maître et chien prennent le chemin de leur futur.

 

Ce fut pour moi une merveilleuse expérience de contribuer ainsi à l’éducation d’un chien pour le bonheur d’une personne moins chanceuse.  J’ai pu, également, apprécier tout le travail de l’ombre de cette association et des bénévoles qui donnent de leur temps sans compter.  Bien entendu nous avons été chagriné par le départ de Xarou mais ce fut vite oublié devant le bonheur de la personne qui l’a reçu.  Elle nous a dit : « enfin, je connais la  liberté  ! ».

  

 

 

 

 

 

7.3. la zoothérapie et les personnes handicapées mentales

 

 

L’intervention en zoothérapie avec les déficients intellectuels doit s’adapter à chaque individu dans ses particularités.

 

Le zoothérapeute choisit, selon le développement psychomoteur de la personne, l’animal idéal, les outils nécessaires et les tâches à effectuer.

 

Chaque animal, selon ses caractéristiques, permet de stimuler les sens, soit le toucher, l’odorat, la vue et l’ouïe.

 

Lors de séances de zoothérapie, certaines responsabilités sont données au patient, selon ses capacités.  Celles-ci lui permettent de se sentir valorisé et augmentent sa confiance en lui.

 

En outre, l’interaction d’une personne avec un animal permet d’accroître la concentration de celle-ci.  Son intérêt est focalisé sur l’animal.  C’est ainsi que le zoothérapeute peut proposer des exercices en rapport avec les actions de la vie quotidienne et donc en faciliter leurs apprentissages.

 

7.3.1. L’hippothérapie ou équithérapie

 

 L’équitation thérapeutique correspond à une technique particulière de thérapie psychomotrice « agissant par l’intermédiaire du corps sur les fonctions mentales et comportementales perturbées ».

 

 Les bienfaits de l’équitation thérapeutique – effectuée sous contrôle médical – se traduisent par une réhabilitation physique.

 

 La pratique du cheval a une « influence mécanique » de par la position que le cavalier doit adopter dans l’espace pour pouvoir se maintenir en selle et de par les mouvements du cheval et les réactions propres à celui-ci qui font que, à chaque moment, le cavalier doit réajuster sa position.  Cette influence mécanique statique a pour conséquence une verticalisation du corps, divers effets bénéfiques sur le squelette, une amélioration de la masse musculaire et des mouvements respiratoires.

L’ensemble des postures adoptées et les mouvements effectués interviennent quant à eux au niveau de l’élaboration du « schéma corporel » et se traduisent par une amélioration du tonus musculaire, de l’équilibre, de l’organisation spatiale et temporelle, …

 

Les scientifiques constatent que le contact de l’enfant handicapé avec le cheval permet en outre l’épanouissement de la personnalité, le développement de la confiance en soi ainsi qu’une ébauche de socialisation par la communication et la responsabilisation.

 

Le cheval est un excellent « outil pédagogique » en matière de rééducation physique, psychologique et sociale.  Il est important de souligner que cette « thérapie assistée par l’animal » doit se dérouler avec de thérapeutes formés à cet effet.

 

 Il va sans dire que toutes les personnes handicapées ne sont pas obligées de succomber au charme de l’équitation.

 

   

 

 

 

 

7.3.2.  Témoignages – En Argentine : Zoothérapie avec les chiens. (Traduction du texte anglais – Annexe 3 – page 46, 47, 48)

 

[La fonction principale du chien nommé Inti est de donner de l'affection.  Dès que nous sommes entré dans l'unité de Zoothérapie de l’hôpital Pedro Elizalde,  nous avons été reçus par une hôtesse de luxe, Kay. 

 

Les Golden Retriever et Labrador sont respectivement une véritable source inépuisable d'amour.  Il y avait deux des trois chiens qui composent le personnel canin, parce que Lola ne travaillait pas ce jour-là. 

 

Les psychologues, les Docteurs Amelia Lorena et José Pose coordonnent le programme de zoothérapie de l’hôpital Pedro Elizalde de la Ville Autonome de Buenos Aires.  Les thérapeutes aident les enfants et les adolescents qui présentent de larges dysfonctionnements du comportement tel que l'autisme et le retard mental.

 

Grâce à une étude longue  de plus de dix ans, ce programme a pu être lancé en 2000 et se poursuit sans interruption au sein même de l’hôpital et ce de manière totalement gratuite.

 

Qu’est-ce que la zoothérapie ?

 

Le Docteur José Pose nous explique : "notre programme présente des différences avec ce qui est habituellement appelé la  zoothérapie.  En règle général, la zoothérapie  consiste en  l’utilisation d’un animal pour un traitement donné; si l'animal n'est pas apte, vous ne pouvez pas poursuivre.  Le nôtre, c’est un programme de travail qui applique une zoothérapie dans lequel l'animal vient pour optimiser ce que nous avons déjà fait; nos mascottes accompagnent un travail effectué avec le patient précédemment.  Si nous n'avons pas d’animaux, nous pouvons travailler également.  C'est une méthode psycho-éducative avec le soutien d’un animal.

 

Les animaux sont utilisés davantage comme un outil ou, une ressource dans le traitement de plusieurs pathologies.  Ils interagissent avec le patient de multiples façons selon le dysfonctionnement présenté.  Ce qui permet d’établir un diagnostique correct en une seule rencontre et pour ces enfants aux différentes capacités, de faciliter leur apprentissage ainsi que leur adaptation. Alors que précédemment cela pouvait demander jusqu’à deux mois de travail ».

 

Souvent le processus entier qu'un enfant vit à l'intérieur du programme consiste à se détacher du chien auquel il est lié ; une fois qu’il a atteint cet objectif, nous continuons avec un autre type de traitement.

 

L'objectif est de rompre avec un profil de comportement au moyen "du travail" avec les chiens, dans notre cas.

 

Les chiens ont un entraînement de base, mais la formation pour parvenir à cette fin, ils l’obtiennent grâce à leur socialisation : "chacun d'entre eux cohabite avec un des professionnels en charge du programme"affirme le docteur Lorena.  Par exemple, Kay vit avec le docteur Pose et il se rend à l’hôpital en métro avec lui avec une permission spéciale.  En fait, c’est le « professionnalisme » d’un tel chien, reconnu compétent pour effectuer cette tâche qui lui permet de rester assis aux côtés des Docteurs pour observer l’enfant lorsque ceux-ci examinent le jeune, la manière dont il se déplace et comment il agit.  Le dresser à adopter un tel comportement n’est pas possible dit Pose.

 

Le chien a un comportement rigide et fixé de part nature.  C’est pourquoi, il permet de déceler les différents modèles de comportement des différents patients avec qui il agit conjointement, car il s'adapte incroyablement à ceux-ci.  C'est-à-dire que l'animal reflète par son comportement propre celui de l'enfant qui joue ou agit réciproquement avec lui.  Par exemple, si l'enfant ne veut pas jouer avec le chien et qu’il le rejette, le chien reste en retrait de son côté pour l'observer et de même si la réponse de l'enfant est positive, le chien entre dans l’environnement de l’enfant.  "Une fois que l'enfant commence à communiquer avec le chien, des changements qui n’avaient pas lieu auparavant   se produisent», affirme le Docteur Amelia Lorena. 

 

Les thérapeutes filment  les sessions et plus tard ils analysent la bande cherchant la clé du problème et les stimuli futurs, et ce, grâce à l’observation minutieuse du comportement de l’enfant.  

 

« Pour ce type de travail dans ce programme, la condition n'est pas que les patients arrêtent de faire toutes les choses qu'ils ont l’habitude de faire et qu’ils viennent ici parce que nous détenons" la vérité "; ils doivent avoir un traitement psychologique ou médical, ils doivent aller à l'école et ils doivent avoir fait une précédente stimulation entière parce que  nous travaillons sur base de celle-ci », affirme Pose.  "Nous travaillons «  en filet ». C'est-à-dire que pour atteindre un certain nombre de choses que l’enfant fait ici, il doit les répéter dans un autre environnement. Cette répétition faite ici, dans un autre environnement  montre qu'une modification profonde a été réalisée dans le comportement de l’enfant ».

 

Pour donner un exemple concret : un garçon que nous aidions ici commençait, entre autres  à jeter une balle à un de nos chiens. Un jour  les parents nous ont dit qu'ils étaient devant la porte, sur le point de rentrer chez eux avec leur fils. Une balle est arrivée de chez les voisins. Il s’est alors produit ce qui ne s’était jamais produit auparavant, l'enfant a couru, il a pris la balle et il leur a rendu. Grâce au fait de l’avoir fait ici avec un animal, il a pu le transférer dans une situation social en relation avec d’autres personnes.

 

"Nous considérons que la formation de base du chien est aussi importante que sa spontanéité; un chien bien entraîné à l'obéissance, qui répond à une personne seule n’est pas indiqué pour ce programme. Par contre, ce qui est idéal dans notre cas, c’est que si je ne suis pas là, il réponde à une autre personne de l’équipe.  En ce qui concerne la spontanéité, nous avons besoin de chiens qui soient capables de faire certaines choses, qu’on leur demande ou pas. Nous avons besoin d'un chien qui attend quand nous lui disons d’attendre à un certain moment, et qui à un autre moment, sans que nous lui disions, n’attende pas.  Par exemple, un garçon autiste peut rester fasciné 30 minutes à regarder un objet, le chien peut alors, attendre et observer l’enfant pendant cette période, mais afin de sortir de cette situation, de ce comportement stéréotypé, il n'y a rien de mieux que le chien se lève  et lui enlève soudainement l'objet, parce qu'automatiquement l'objet a disparu et le garçon voit le chien" ajoute Pose.

 

Le travail avec les patients dure maximum de deux ans.  Une fois terminé, il se poursuit sous contrôles, particulièrement quand l'enfant arrive à l'adolescence, où quelques rajustements doivent généralement être faits. Cet accompagnement dure jusqu'à l'âge mûr, à savoir 20 ans.

 

"Ce programme perdure grâce à l'appui des autorités de l'Hôpital, ceux du secteur de Psychiatrie et du Gouvernement de la Ville qui y croit depuis le début comme un projet d'investigation.

Grâce à cette situation, nous pouvons poursuivre le programme dans un environnement public où il n’y a pas de conditions ni de pressions particulières que l’on peut trouver dans le privé.  Nous pouvons compter sur le soutien de quelques compagnies qui  collaborent de manière anonyme et désintéressée, elles collaborent avec leurs produits alimentaires pour animaux et leurs médicaments ou leurs vaccins", indique Pose. 

 

L'équipe au complète chargée du programme de travail est composée outre les diplômés, du Dra. Soledad Iramain, docteur vétérinaire et professeur des sciences vétérinaire l'UBA et de M. Mauro Loyato, entraîneur et éleveur.]

 

 

 

7.4. la zoothérapie pour les personnes agées

 

 

La zoothérapie ne peut être que bénéfique pour les personnes âgées.

 

Ces personnes ont dû surmonter différentes étapes telles que quitter la maison dans laquelle elles habitaient depuis de nombreuses années ou perdre le conjoint ou la conjointe, l’autonomie, les sentiments de liberté et d’utilité.  Toutes ces raisons font que les gens en institution vivent difficilement la fin de leur vie.

 

Qui, parmi les personnes âgées, n’a pas un jour ou l’autre possédé un animal?

 

L’animal, dans une maison de retraite, a généralement, un rôle psychologique en agissant comme catalyseur de la vie sociale.  Il tend à briser la solitude en étant une source de conversations.  La présence de l’animal rassure, calme, et peut susciter la curiosité.  Une personne qui entre en contact pour la première fois, par exemple,  avec un lapin, un cochon d’Inde ou un oiseau pose plusieurs questions.  Le goût d’apprendre et d’en savoir plus sur ces animaux est éveillé.

 

L’animal est aussi, très certainement, un médiateur entre les membres du personnel et les pensionnaires.

 

Selon OLBRICH[36], scientifique, « les oiseaux mais surtout les perruches apportent de la joie de vivre dans les maisons de retraites …  On sait que le toucher est extrêmement important chez l'être humain.  Par exemple, une personne qui est touchée physiquement alors qu'on lui demande quelque chose est plus susceptible d'acquiescer qu'une personne qui ne l'est pas.  On trouve une preuve supplémentaire de l'apport positif du toucher dans la diminution de la pression sanguine et du rythme cardiaque des personnes qui flattent un animal.  Les personnes âgées dans les établissements de santé sont encore plus que toutes autres privées de contacts physiques chaleureux.  Le recours à l'animal dans un contexte thérapeutique peut servir à pallier ce manque de chaleur humaine.  Prendre soin d'un animal ainsi que le caresser aident à préserver des liens émotionnels … ».

 

L’animal joue également un rôle sur l’état physique de la personne âgée.  Lorsqu’elle brosse l’animal, qu’elle lance la balle au chien, lui donne un biscuit ou nourrisse l’oiseau, elle travaille sa motricité.

 

Récemment, des études scientifiques ont démontré une amélioration du fonctionnement cardiovasculaire qui est dû à la diminution du sentiment de solitude ou de stress ainsi que de l’incitation à l’exercice physique.   

 

Une influence positive est aussi observée sur les personnes souffrant de la maladie d’Alzeimer ; la communication non verbale (observer, toucher) est principalement stimulée et a pour conséquence une socialisation plus facile des patients.

 

Finalement, même pour une personne moins amoureuse des animaux, la simple visite combat la solitude et distrait de la routine habituelle.

 

 

 

7.5. la zoothérapie dans les hopitaux

 

 

La zoothérapie est un véritable « outil thérapeutique » pour les médecins et infirmières.

 

La Zoothérapie au service des enfants cancéreux !

À l’hôpital de Québec, une petite fille, qui souffre d'une récidive d'un cancer du rein, sait qu'elle va passer la journée avec "Litchl" une petite chienne affectueuse. Pour la petite fille, Litchl est mieux qu'un bocal de morphine ou de vitamines, résume sa maman.  Quand elle est avec Litchl, elle oublie qu'elle est malade. Elle ne se rend même pas compte quand les infirmières entrent dans la chambre pour lui donner ses médicaments.

L’hôpital de la ville de Québec a inauguré, à l'automne 2000, un projet pilote en Amérique du Nord : des chiens triés sur le volet, passent toute la journée à l'hôpital, sous la responsabilité d'un enfant malade et de ses parents. Les enfants peuvent bichonner, gâter, câliner l'un ou l'autre des sept chiennes, choisies pour cette fabuleuse expérience.

Ce partage se déroule dans une chambre spéciale, décorée avec soin, qui est dotée d'une anti-chambre afin d'empêcher les poils de chien de se répandre dans l'unité pédiatrique. L'expérience est unique parce que l'enfant passe la journée complète avec l'animal, plutôt que quelques heures, et sans la présence du maître.

Ainsi, trois jours par semaine, l'une ou l'autre des sept chiennes, servent de thérapie au bloc Onco.  Le maître laisse sa chienne à l'hôpital le matin, la reprend le soir. Des bénévoles emmènent les animaux à l'extérieur pour leurs besoins.

À l'origine de ce projet, c'est plus de 90 chiens qui se sont présentés pour passer un test et participer à ce projet de zoothérapie en hôpital. Seulement 7 ont été retenus. Une vétérinaire qui participe au projet, explique : "Nous avons choisi le chien parce qu'il est moins allergène que le chat ou l'oiseau".  Elle a testé les animaux tant au niveau de leur santé, (analyse des selles pour les protozoaires) prélèvement de la gorge pour les streptocoques, que de leur comportement. Les chiens choisis sont testés deux fois l'an.  Le maître explique : "Ça me fait plaisir de partager ma chienne, un labrador, avec un enfant malade. C'est extraordinaire de la voir. Elle se dirige instinctivement vers le jeune malade, comme si la chienne sentait qui, dans un groupe, a besoin de son affection"

 

Pour les infirmières, la zoothérapie est un véritable outil de thérapeutique. "La présence du chien permet à l'enfant de vivre une expérience près du quotidien, de créer à l'hôpital une atmosphère familiale, de réduire surtout le stress. Pour les enfants, un hôpital est un lieu austère. Ils sont coupés de leur monde. Ils perdent leur vie d'enfants"

Grâce à la présence du chien, c'est comme s'ils n'étaient plus à l'hôpital.

Source de cette information : Le Soleil - Journal de Québec.

 

 

 

 

 

 

8.     la delphinotherapie ou la therapie     assistee par les dauphins

 

 

 

A l'heure actuelle, nous assistons à un véritable « phénomène dauphin » aux différents endroits de la planète.  Ce mammifère marin, notre si gentil "cousin aquatique" comme le surnomme la plupart des gens, a en effet conquis le cœur et la raison de bien des personnes, enfants comme adultes.

 

Comment ne pas être séduit par son éternel " sourire " et les nombreuses légendes qui courent à travers les siècles vantant entre autre, sa gentillesse, son intelligence, son amour du jeu, son amitié désintéressée envers l'homme... ?

 

Animal sauvage doté d'une puissance potentielle considérable, le dauphin nous "étonne" et nous interpelle dans la nature et la qualité des contacts qu'il établit avec l'homme depuis l'Antiquité.  Des récits relatant le sauvetage de navigateurs par des dauphins, les histoires d'amitiés nouées entre des dauphins et des enfants et les questions non encore élucidées (telles que le sonar, le langage, les dauphins ambassadeurs, etc.) ont contribué à ce que l'on pourrait appeler aujourd'hui « l'univers merveilleux du dauphin ».

 

L'amitié entre l'homme et le dauphin n'est donc pas un phénomène récent. Cependant, la vague de popularité suscitée par Flipper ou le Grand Bleu ajoutée au développement des images visuelles ont contribué à un regain d'intérêt pour le mammifère marin.

 

Régulièrement les médias nous montrent de belles images illustrant des histoires de dauphins sortant des enfants autistes de leur bulle, rendant la joie de vivre à des personnes dépressives, …

 

Ainsi, les dauphins se sont vus attribués de nombreuses qualités dont celle de «thérapeute», faisant apparaître cette discipline récente qu'est la "delphinothérapie" ou la "thérapie assistée par les dauphins".

 

Lorsqu'on parle de «delphinothérapie», il faut distinguer, premièrement, les programmes de thérapie utilisant des dauphins captifs (thérapie assistée par l’animal – T.A.A.), deuxièmement les programmes organisés avec des dauphins sauvages (activités assistée par l’animal – A.A.A.).

 

 

8.1. La thérapie assistée par l'animal (T.A.A.)

             

La T.A.A. est une technique d'intervention utilisée comme auxiliaire aux thérapies conventionnelles.  L’animal joue le rôle d'intermédiaire entre un intervenant et un patient.

 

La « thérapie assistée par les dauphins » pratiquée en captivité implique que les dauphins sont dressés pour interagir avec l’être humain.

 

L’animal est amené à répondre à un stimuli : la nourriture.  Cela permet à l’intervenant d’avoir un contrôle sur les échanges entre l’animal et le patient.

 

Les dauphins sont donc utilisés comme source de « motivation » ou comme « récompense » auprès des patients.

Lors des séances de thérapie, le patient est « récompensé » en « récompensant » l’animal par des caresses, en le nourrissant ou encore en étant remorqué, accroché à leur nageoire dorsale.

 

L'équipe des intervenants varie selon les endroits, mais est en général constituée d'un dresseur de dauphins et d'un ou de psychologue(s) ou thérapeute(s) particulier(s).  Les parents étant inclus ou exclus, selon les cas également. 

 

Le champ d'action de la « thérapie assistée par les dauphins » (en captivité et avec des dauphins libres) est très vaste.  On y retrouve des patients souffrant d'un ou de plusieurs troubles suivants : retard mental, autisme, dépression, anorexie, troubles émotionnels et d'estime de soi, troubles de concentration, problèmes cognitifs, phobies, syndrome de stress post-traumatique, syndrome de Down (Trisomie), dyslexie, cancer, mucoviscidose, cécité, surdité, handicaps physiques, lésions de la moelle épinière,…

        

La thérapie assistée par les dauphins est à considérer comme une « technique d'intervention alternative » aux thérapies traditionnelles qui peut aider, compléter ou renforcer les résultats ou progrès obtenus au cours de celles-ci, mais qui ne les remplacent en aucun cas.

 

Cependant, ces «avantages» soulèvent des questions éthiques qui alimentent le débat controversé de la captivité des dauphins.  L'homme a-t-il le droit de confiner des mammifères marins dont l'intelligence, le développement, la grandeur et la puissance leur ont permis tout au long de l'évolution de s'adapter à la perfection au milieu marin ?  L'équilibre et le bien-être de l'homme ne peuvent être atteint qu'à travers une relation équilibrée et respectueuse du monde naturel. 

 

 

8.2. La thérapie des « activités assistées par l’animal » (a.A.A.) :

 

Les programmes de «thérapie» avec des dauphins libres diffèrent sensiblement des T.A.A. au niveau du déroulement pratique.

 

La première grande différence réside dans le statut des animaux «utilisés» et donc dans la limitation d'actions des intervenants sur les mammifères. 

 

En effet, les dauphins libres sont, il ne faut pas l'oublier, des animaux sauvages sur lesquels nous n'avons pas d'emprise.  Pas question, ici, de dressage.

 

Le type d'interactions réside dans le choix délibéré des dauphins de venir ou non à la rencontre de l’homme.

 

Avec les dauphins libres, il n'y a pas de procédure de renforcement positif par de la nourriture.  Nourrir des animaux sauvages porte atteinte à leur santé, leur survie mais va également à l'encontre de la Loi sur la Protection des Mammifères Marins.

 

Les patients qui participent aux programmes de thérapie avec des dauphins sauvages ne sont par conséquent pas « récompensés » ou « motivés » par la promesse d'un contact physique avec les animaux

 

La vague de la « delphinothérapie » s'est développée parallèlement à l’engouement des gens pour « l'univers merveilleux du dauphin ».  C’est ainsi que des idées véhiculées quant aux pouvoirs de guérison des dauphins ont donné lieu à des exagérations.  C’est pourquoi, certains spécialistes abordent la delphinothérapie avec scepticisme.

 

Aucune étude,à ce jour, n'a pu prouver que la delphinothérapie était plus efficace que les thérapies assistées d’autres animaux.

 

De l’avis, unanime, des spécialistes de la santé, je peux dire que pour qu’une thérapie soit vraiment efficace, il faut qu'elle s'étale sur une durée de plusieurs mois…  or, dans la thérapie assistée avec les dauphins, je constate qu’il s'agit d'une thérapie « d’une semaine intensive» !

             

Trop souvent, des parents d'enfants «fragilisés» arrivent dans les endroits pratiquant la delphinothérapie avec des espoirs énormes.  Surévaluant les effets possibles.  La déception de ces parents peut être énorme.  Il est certain que cette thérapie peut être efficace mais aucune étude, à ce jour, n'a pu en prouver les effets miraculeux !

 

Par ailleurs, certains n'hésitent pas à affirmer les effets «spectaculaires»  de la delphinothérapie.

 

Il faut, également, savoir, que l’exercice de la delphinothérapie n’est soumis à aucun contrôle.  L'absence de régulation permet donc à «n'importe qui» de s'improviser «thérapeute», «docteur» et de mener ses propres programmes… 

 

Néanmoins, je pense que les dauphins sont des mammifères fascinants.  Ceux qui ont eu la chance de les voir évoluer en liberté et de croiser leur regard gardent un souvenir inoubliable.  Leur seule présence suffit à provoquer l'enthousiasme, la joie, la bonne humeur…  Si rencontrer des dauphins peut «aider» des enfants, des adultes en difficulté, alors pourquoi ne pas essayer.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

9.     temoignages interessants sur la         zootherapie.

 

  

« Les recherches en zoothérapie : des résultats éloquents. 

 

Des recherches ont été effectuées.  Voici quelques-uns des résultats et des observations, dégagés de ces expériences. Certains ont été tirés du livre Pets and the Elderly : The Therapeutic Bond, d‘Odean Cusack et Elaine Smith. D’autres ont été mentionnés par les personnes interviewées.

 

Résultats de recherches :

 

Déjà en 1929, des expériences en laboratoire ont indiqué que le pouls d’un chien ralentissait et que la tension artérielle s’abaissait à la suite du toucher par un humain.

 

Aujourd’hui, les chercheurs confirment que ce résultat n’est pas à sens unique. Il existe une relation symbiotique entre l’animal et l’humain. Le contact avec un animal apaise autant le maître que l’animal.  Parler à des gens augmente la tension artérielle, parler à un animal la réduit.

 

Un chien peut sauver la vie d’un humain : prenons le cas d’un aîné ou d’une personne en perte d’autonomie qui vit seul, ayant pour toute compagnie son chien. Celui-ci devient son système d’alarme qui entend tous les bruits. Il peut permettre à l’individu de demeurer à la maison plus longtemps puisqu’il s’y sent en sécurité.  L’animal incite un propriétaire à demeurer actif.  En effet, il doit être nourri, soigné, lavé, peigné et promené.

 

La compagnie d’un animal ne fait pas que combler un besoin psychologique dans la vie d’un aîné : il pourrait aussi lui permettre de vivre plus longtemps.  Dans un projet réalisé par Andrysco, une aînée, violentant verbalement ses compagnons et souffrant d’anxiété, a cessé ces comportements lorsqu’elle fut mise en présence d’un chien thérapeute dressé pour la zoothérapie.  Après ce contact, elle a commencé à accepter sa réalité présente. Petit à petit, elle s’est rétablie.

 

D'après certaines recherches effectuées par l’Université de Pennsylvanie, les propriétaires d’animaux récupèrent plus facilement d’une maladie que les autres. Les résultats de l’étude d’Erica Friedmann et de quelques collègues sont clairs: la guérison, à la suite d’un accident cardio-vasculaire, est grandement accélérée si le malade possède un chien.

 

Une étude sur les effets thérapeutiques de la présence d’un animal a été effectuée auprès de trois groupes d’aînés.

 

On a remis aux premiers cinq perroquets ; le deuxième groupe a reçu des bégonias ; le troisième groupe (qu’on appelle un groupe de contrôle) n’a eu droit ni à l’un, ni à l’autre.  Les douze individus à qui l’on avait remis des perroquets ont montré des signes d’amélioration (ceux ayant reçu des plantes aussi), tout spécialement dans leurs attitudes concernant leur santé et les autres, tandis qu’on n'a pas dénoté de changements significatifs pour le groupe de contrôle.

 

Au Colorado, un centre d’accueil a adopté un chien afin d’en faire cadeau à un aîné alcoolique. Prénommée Buffy, elle a permis au patient de reprendre goût à la vie, de maîtriser son alcoolisme et de participer plus activement aux activités de groupe.

 

Des recherches ont indiqué qu’une personne fixant un poisson dans un aquarium pendant trois minutes verra sa tension artérielle s’abaisser.

 

« Les animaux sont intéressants, ils nous occupent. Leurs cabrioles et sauts sont souvent amusants. Ils aiment vivre et amuser les humains. Cohabiter avec un animal peut même développer le sens de l’humour !  A-t-on souvent vu des adultes se rouler par terre, courir après un autre humain par plaisir, roucouler des mots doux, etc.? Pourtant, c’est ce qui se produit lorsqu’une personne vit avec un animal, un chien en particulier.  La présence d’un animal ne fait pas qu’amorcer les conversations et promouvoir le développement d’un lien dans un groupe. Elle permet aussi le développement de nouvelles amitiés avec des étrangers. C’est ce qu’a observé Peter Messent, de l’Animal Study Center, en Angleterre. Il a étudié le comportement des étrangers, face à la présence d’une personne accompagnée de son chien en certaines occasions, et seule d’autres fois. Dans le premier cas, il a observé une réaction quelconque de la part de 22% des étrangers, comparativement à 2% lorsque l’individu n’était pas accompagné de son chien.  Dans une société où les deux parents travaillent, la présence d’un animal peut permettre à l’enfant de développer des liens d’amitié et lui procurer une certaine stabilité. L’enfant peut aussi partager ses joies, ses peines et ses angoisses ».  Extrait de l’article de Guylaine Malboeuf, Le Journal des psychologues – Mars 1999.

 

 

 

10.  conclusion

 

 

Tous les documents que j’ai pu consulter pour l’élaboration de ce travail ainsi que les avis éclairés des spécialistes de la zoothérapie que j’ai rencontrés me permettent de dire que l’influence positive des animaux familiers sur la santé et la qualité de vie de l’homme a donné une nouvelle dimension à la relation homme/animal.

 

La compréhension du rôle de l’animal dans ses aspects sociaux, psychologiques et d’assistance a profondément évolué aux cours des dernières décennies.

 

La figure emblématique de l’Animal au secours de l’Homme en difficulté est certainement le chien-guide d’aveugle.  Mais les domaines des assistances animales se sont considérablement élargis au cours des dernières décennies.

 

Spécialistes en médecine vétérinaire et humaine, psychologues et éthologues ont apporté des preuves irréfutables sur les bienfaits que les animaux familiers apportent à la santé de l’homme.  Tant en qualité d’aide sociale, qu’en qualité de « préventionniste » de maladies.  Je pense en particulier à la réduction des maladies cardio-vasculaires et aux effets bénéfiques sur les névroses et psychoses ainsi que sur les maladies psychotiques.

 

Je suis persuadé que des critères émotionnels propres à chaque individu jouent également un rôle déterminant dans les bénéfices qu’apporte la présence animale.  J’ai pu constater que les détenteurs d’animaux familiers ont tendance à percevoir leur situation personnelle de manière plus positive et appréhendent mieux leurs problèmes.

 

Evidemment, les possibilités qu’ont les animaux d’exercer une influence positive ont des limites.

 

J’insiste sur le fait que l’utilisation professionnelle des animaux « co-thérapeutes » impose une sélection minutieuse de l’animal ainsi qu’un entraînement adéquat.  De plus, quiconque ne peut se proclamer zoothérapeute.  Ce métier demande des connaissances éthologiques et doit être exercé par des professionnels en sciences médicales et psychologiques.  Les animaux sont des soutiens psychologiques et plus spécifiquement des compagnons en matière de rééducation, d’assistance aux personnes handicapées, malades, âgées, en perte d’autonomie ou en difficulté sociale.

 

 La zoothérapie est reconnue scientifiquement et doit être utilisée avec la protection et le respect qui sont dus à l’animal.

 

Un compagnon à plumes ou à quatre pattes est bénéfique pour le développement de l’enfant et est bien souvent, inconsciemment, le médiateur au sein des familles.  C’est aussi un réconfort pour les personnes âgées.  Aujourd’hui, ce compagnon est un membre à part entière de la cellule familiale. 

 

Je souhaiterais que les hôpitaux et les maisons de retraite soient plus enclins à accepter un animal en qualité de « co-thérapeute ».

 

Toutes les connaissances devraient être mises en œuvre afin que le potentiel « animal » puisse être exploité au bénéfice de l’homme.

 

J’aimerais que les politiciens prennent en compte les aspects positifs de la thérapie assistée par l’animal et puissent mettre en œuvre une politique sanitaire et financière tenant compte de ces nouvelles « médecines ».  En effet, puisque les effets préventifs des animaux familiers sur le bien-être de l’homme sont connus, il faudrait tenir compte de ces nouveaux paramètres qui pourraient entraîner une baisse des coûts de la santé publique.

 

A travers ce dossier, j’ai souhaité faire partager ma passion pour les animaux familiers et démontrer les aspects positifs qu’apporte un animal de compagnie.  J’ai également souhaité sensibiliser le lecteur aux aspects positifs que peut apporter cette nouvelle thérapie fondée sur la coopération harmonieuse entre un homme et un animal.

 

                   Ce sujet m’a passionné.  Toutefois, je suis bien conscient qu’il reste encore beaucoup à dire.  Comme tous les sujets passionnants on n’en voit jamais la fin !

 

 

 

 

 


[1] Boris LEVINSON : professeur de psychologie à Yeshiva University de New-York

[2] Pompéi : V. anc. de Campanie, au pied du Vésuve, près de Naples. Fondée au VIè s. av J.-C, colonie romaine en 89 av. J.-C., elle devient lieu de plaisance pour les riches Romains. Ensevelie sous une épaisse couche de cendres 79 apr. J.-C., lors d’une éruption du Vésuve, elle a été fouillée à partir du XIIIè s. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[3] Anubis : dieu funéraire de l’Egypte ancienne. Représenté avec une tête de chacal, il introduit les morts dans l’autre monde. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[4] Cerbère : MYTH. GR. Chien monstrueux à trois têtes, gardien des Enfers. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[5] Ange CONDORET, vétérinaire français, «  Le vétérinaire urbain et la santé publique », rapport - 1968

[6] Natacha AYMON, Psychologue clinicienne - L’animal dans la vie de l’enfant - Le Journal des Psychologues – Mars 1999 

[7] François BEIGER, Analyste en relations thérapeutiques « Humain/Animal, Fondateur de l’Institut Français de Zoothérapie, Membre de l’Organisation Scientifique Internationale sur les Développements et les Recherches en Zoothérapie

[8] Cognitif : 1. PHILOS. Qui permet de connaître ; qui concerne la connaissance. Sciences cognitives : ensemble des sciences qui porte sur la cognition (psychologie, linguistique, intelligence artificielle, etc.) 2. PSYCHOL. Qui se rapporte aux processus par lesquels un être vivant acquiert des informations sur son environnement. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[9] Physique : 1. Qui appartient à la nature, s’y rapporte. 2. Qui concerne le corps humain. 3. Relatif  à la physique – Propriétés physiques d’un corps. 4. Médecine physique : utilisation diagnostique ou thérapeutique des agents physiques (lumière, chaleur, froid, électricité, etc. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[10] Psychosocial : Qui concerne à la fois la psychologie individuelle et la vie sociale. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[11] Affectif : Qui relève des affects, de la sensibilité, des sentiments en général. Affect : 1. PSYCHOL. Impression élémentaire d’attraction ou de répulsion qui est à la base de l’affectivité. 2. PSYCHAN. Emotion, charge émotive, liée à la satisfaction d’une pulsion qui, lorsqu’elle est refoulée, se convertit en angoisse ou détermine un symptôme névrotique. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[12] Préventif : Qui a pour effet d’empêcher un mal prévisible. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[13] Thérapeutique : Partie de la médecine qui étudie et pratique le traitement des maladies ; traitement. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[14] Psychologie : 1. Etude scientifique des faits psychiques. 2. Connaissance empirique ou initiative des sentiments, des idées, des comportements d’autrui. 3. Ensemble des manières de penser, de sentir, d’agir qui caractérisent une personne, un groupe, un personnage littéraire. [Le Petit Larousse – 2001 Paris]

[15] Ergothérapie : Méthode de rééducation et de réadaptation sociale par l’activité physique, spéciale. Le travail manuel. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[16] Orthophonie : Rééducation du langage oral, en particulier de la prononciation, et écrit. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[17] Psychomotricité : Ensemble des fonctions motrices considérées sous l’angle de leurs relations avec l’activité cérébrale, en particulier avec le psychisme. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[18] Psychiatrie : Spécialité médicale dont l’objet est l’étude et le traitement des maladies mentales, des troubles psychologiques. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[19] Kinésithérapie : Ensemble des traitements qui utilisent la mobilisation active ou passive pour donner ou rendre à un malade, à un blessé, le geste et la fonction des différentes parties du corps. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[20] Ethologie : Etude scientifique du comportement des animaux dans leur milieu naturel.

[Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[21] Ethique : adj. : Qui concerne les principes de la morale. N.f ; 1. Partie de la philosophie qui étudie les fondements de la morale. 2. Ensemble de règles de conduite. 3. Ethique médicale : ensemble des règles morales qui s’imposent aux différentes activités des médecins. Syn. : déontologie médicale, bioéthique. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[22] Triade : Groupe de trois personnes ou choses étroitement associées. [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[23] Zoonose : transmission de maladies infectieuses de l’animal à l’homme [Larousse de poche – 1994 – Paris]

[24] Antiseptique : qui prévient l’infection. [Larousse de poche – 1994 - Paris]

[25] Teigne : Infection du cuir chevelu et des poils par des champignons microscopiques

[26] Gale : Infection contagieuse de la peau par un parasite, le sarcopte, provoquant des démangeaisons.

[27] Giardiose : Parasite protozoaire (être vivant unicellulaire). Affection liée au péril fécal, transmission des kystes avec l'alimentation, les eaux souillées, les mains sales.

[28] Salmonellose : C’est une maladie infectieuse causée par un groupe de bactéries appelées Salmonella.  Elles vivent dans les intestins des personnes et des animaux infectés et sont rejetées dans les selles.  La salmonellose provoque la diarrhée.

[29] Campylobactériose : Cette affection bactérienne vit à l'état commensal ( dont une espèce vit associée à l’autre en profitant des débris des ses repas, mais sans lui nuire) dans le tube digestif des oiseaux.  l'infestation se fait principalement lors de consommation de viande de volaille peu cuite.

[30] Toxoplasmose : Maladie provoquée par le toxoplasme (= parasite intracellulaire)

[31] Leptospirose : Maladie infectieuse due a un leptospire, c’est une bactérie de la famille des spirochètes. Les spirochètes sont des bactéries en forme de long filament spiralé. [Petit Larousse – 1991 - Paris]

[32] Zoonose : Maladie infectieuse atteignant les animaux, et qui peut être transmise à l’homme (peste, rage, …) [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[33] Bactérie : Micro-organisme dont la cellule ne comporte pas de noyau, présent dans tous les milieux sous des formes très variées, telles que les archéobactéries, les staphylocoques, les actinomycètes et le colibacille

[34] Fongique : Relatif aux champignons [Le Petit Larousse – 2001 – Paris]

[35] Parasite : Etre vivant qui puisse les substances qui lui sont nécessaires dans ou sur l’organisme d’un autre, appelé hôte.

[36] OLBRICH E. : « Les perruches dans les maisons de repos : l’influence sur le comportement et la qualité de vie. « Les animaux, la santé et la qualité de vie », Essais Genève, 1995, page 78

 

REMERCIEMENTS

 

 

Je tiens tout spécialement à remercier mon directeur de travail, Monsieur Pierre Parent, pour les précieux conseils qu’il m’a donné durant toute la durée de mon TFE, sans oublier Monsieur Paul Bouhy, professeur de sciences ainsi que les professeurs de langues qui m’ont soutenu tout au long de l’année et m’ont apporté beaucoup de choses.

 

Merci à Monsieur Jean-Claude Oger et Madame Chantal De Baerdemaecker qui pendant ces 6 années de secondaires m’ont vivement encouragé et aidé à surmonter mes problèmes en mathématiques.

Un merci tout spécial à Madame Marguerite Laloyaux qui m’a permis d’acquérir une bonne base d’anglais malgré le fait que … je ne serai certainement jamais interprète !

 

De manière plus générale, je remercie l’ensemble du corps professoral de l’ISAN pour l’aide et le savoir qu’il m’a prodigué au cours de mes études.

 

De même, merci aux éducateurs, Monsieur Philippe Piette et Madame Marika Eburie qui pendant mes années en secondaire étaient toujours là quand j’avais besoin d’eux.

 

Un tout, tout grand merci à Madame Valérie MATERNE et sa maman pour la lecture du dossier et leur aide précieuse pour les traductions.

 

Un grand merci à Monsieur Benoît Grandjean qui m’a aidé dans la construction du montage vidéo.

 

Un tout grand merci à Dominique Y, à l’ASBL « Dyadis » et à Madame Anne-Cécile GROULART, psychothérapeute, pour leur disponibilité lors des interviews.

 

Mes remerciements, enfin, à mes parents qui m’ont bien évidemment soutenu pendant la durée de ce travail.  Dans les moments difficiles, ils n’ont cessé de m’encourager.  Merci à eux de m’avoir permis de vivre entouré d’animaux qui m’ont apporté une aide précieuse dans la gestion du stress et des angoisses.  J’aurai une pensée particulière pour Donna qui m’a aidé à surmonter les hospitalisations successives et m’a donné un but pour être rapidement sur pied.


 

Bibliographie

 

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Heureux et en bonne santé avec un chat ou un chien

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Émissions télévisées :

w        BRASSEUR Claudine, Le Jardin extraordinaire, documentaire, RTBF, le 16/04/2006 (au Centre hospitalier Interrégional Edith Cavell à Uccle, fondation du Prince Laurent)

w        Documentaire, TF1, le 26/11/2005

ANNEXES

 

 

Annexe 1

 

Annexe 2